Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 17:34

Mise en garde : ci-dessous se trouve un billet exhumé de l'époque où Plume tenait sur mon dos et n'allait pas à l'école, soit il y a plus d'un an. Mais bon il était presque écrit, alors le revoici

-----------------------------------------

 

Bonjour, je m'appelle Blabala et je suis une courge.

 

Bonjour, Blabala ! (x 10)

Ca c'est pas très nouveau, on le savait déjà, mais qu'as-tu bien pu encore faire ?

 

Bon, pour des risques évidents de schizophrénie, je vais arrêter de me prendre pour un groupe de Courges anonymes et vous raconter.

 

Il y a quelque temps, je me suis retrouvée un matin(*) seule avec les trois filles. Et avec une école qui ouvre à 8h35 et trois filles à coacher pour qu'elles ne partent ni nues, ni avec des céréales dans les cheveux, ni avec des talons pointure 38, ni avec du dentifrice jusqu'aux sourcils, c'est un peu la course. Du coup en plus de mon superbe sac à dos de djeuns boulot je me retrouve à porter une Plume(**) sur le dos. Si vous calculez bien et si vous ne me prenez pas pour une mutante, avec une Plume sur le dos je n'ai plus de dos de libre et me retrouve avec mon sac sur le ventre, et un air charmant de tortue/culbuto(***).

Nous partons donc pour la première étape, l'école, où Bulle se sauve bien vite de peur de recevoir un bisou. Puis la dépose de Crème, avec un étage à monter à la maternelle et plein de bisous à donner histoire de bien se casser le (les ?) dos. Je finis par redescendre, donner quelques bisous à Bzzzz au passage, et je file vers le tram.

 

Là ce n'est pas que j'ai mal au dos mais tout de même, sans la Plume sur le dos c'est plus confortable. Je lui propose donc de descendre, ce qu'elle accepte, et nous montons dans le tram. Et là, c'est le drame.

Après deux ou trois stations, je me rends compte que je n'ai plus mon sac à dos. Je refais mon chemin dans le tram', espérant presque l'avoir posé en entrant, rien. Et là je me souviens. Pour faire descendre Plume de mon dos je ne peux pas garder mon sac à ventre. J'ai donc dû le poser dans la station de tram'. Mais purée il est blanc avec des motifs bleus, rouges, noirs, même dans le noir et dans le brouillard on le voit. Comment j'ai pu le laisser ?

 

Je descends donc du tram avec ma Plume, en reprends un dans l'autre sens, croise les doigts, me dis que oui les gens sont civiques, que oui il sera toujours dans la station, allez, on y croit. Je chope un torticolis sur le chemin du retour en scrutant par la vitre, mais je dois me rendre à l'évidence : rien. Je commence donc à faire l'inventaire de ce qu'il y a dedans : portefeuille, clefs, badges, ordi du boulot, mais je ne perds pas espoir.

Tout à l'heure en partant il y avait des messieurs qui collaient des affiches. Je les vois à la station suivante, j'entreprends donc de leur demander. Bilan : non ils n'ont rien vu et j'aurais mieux fait de ne pas leur demander, parce que le "à mon avis vous ne le reverrez jamais votre sac", je m'en serais bien passée.

 

Je réfléchis, commence à envisager d'aller signaler la perte à l'agence de transports, voire déclarer la perte de mes papiers d'identité au commissariat, mais avant je suis saisie d'un doute. En sortant de l'école ce matin j'ai croisé l'Abeille (*v). Je l'appelle donc à la rescousse pour lui demander si oui ou non j'avais mon sac à dos, sur le ventre, ce matin en sortant de l'école. Là dessus elle me répond que oui je l'avais bien sur le ventre. Là je commence vraiment à être mal.

... seulement elle continue : "Oui je me souviens bien de toi et de ton manteau rose." Là je m'arrête sur le trottoir. Je possède bien un manteau rose (v), mais là en l'occurence je porte un manteau... noir !

D'un coup mes chances de retrouver mon sac augmentent en même temps que sa crédibilité diminue. Elle entreprend donc de me garder au fil et d'appeler l'école en même temps, pour découvrir que oui, mon sac est bien là-bas. Je l'avais "juste" oublié en déposant Crème.

Oui bon pour le sens de l'observation l'Abeille pourra repasser, mais modulo 10 minutes de retard au boulot en plus, je m'en suis encore une fois sortie sans encombres. Je suis une courge, certes, mais avec le popotin bordé de coquillettes (au beurre).

 

(*) oui ce n'est ni la première ni la dernière fois mais d'habitude je m'en sors mieux

(**) plus si plume que ça du haut de ses 2 ans 1/2

(***) hypeeeer pratique pour se faufiler entre 12 personnes dans le tram quand tu prend deux fois plus de place de profil que de face

(*v) oui bon ave la fréquence de mes billets je ne suis pas sûre de lui avoir déjà donné un surnom. Le "l" apostrophe est pour faire local : par ici ils mettent "le" ou "la" devant un prénom, alors je m'adapte.

(v) fuschia même, autre équipement pour ne pas me perdre dans le brouillard

Published by Blabala
commenter cet article
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 21:41

Aujourd'hui j'ai reçu le message suivant d'un énergumène à qui j'essaie d'enseigner :

"Monsieur bonjour,

N'ayant pu suivre votre cours du [ce matin] pour raison [plutôt valable], j'aimerai d'une part m'excuser de n'avoir pu me présenter à votre cours et d'autre part savoir s'il était possible d'obtenir ce cours.

Cordialement Francis BERGEROT [nom modifié]"

 

Dans ces cas-là en général je regarde d'abord si la personne a un problème en français, un nom à consonnance étrangère, là je n'ai rien trouvé. Du coup comme il m'avait un peu fâchée, j'ai décidé de lui répondre... en mode prof indigne :

 

"Madame bonsoir,

Je suis ce semestre impliquée dans 4 cours que je dispense à 6 groupes différents soit plus de 140 [énergumènes]. Il peut donc être utile voire même indispensable de vous présenter, dire de quel cours vous parlez et en quelle année/groupe vous êtes.

C'est une démarche louable d'envoyer un mail pour expliquer une absence. Cependant je vous ai déjà dit que les cours sont disponible sur [internet]. [petit rappel sur le fait que je leur ai déjà expliqué où trouver les cours]

Il aurait également été bienvenu de vous renseigner sur le genre de la personne à laquelle vous vous adressez. Mon prénom, [le vrai, très classique et clairement féminin], était un bon indice. Vu que vous m'avez apparemment eue deux fois en cours cela aurait également pu vous aider.

Bien cordialement,

[Blabala]"

 

Blabala, en mode "il ne faut pas m'énerver un mardi soir".

Published by Blabala
commenter cet article
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 11:06

Ce matin, histoire de diminuer la culpabilité de la mère indigne qui laisse ses enfants tous les jours (*) à la cantine ET à la garderie, qui n'accompagne presque jamais les sorties scolaires pour la pitoyable excuse qu'en semaine elle travaille, j'ai accompagné la classe de Crème à la piscine.

Pour les nouveaux venus et ceux qui, en plus d'un an sans quasi de billets, ont oublié les surnoms, je (Blabala) suis la chanceuse femme de Lux, et maman de trois chipies : Bulle, Crème et Plume de (à l'heure actuelle, on est au milieu de la saison des anniversaires) 8 ans 1/2, 7 ans et 3 ans 1/2.

Je m'étais donc préparée pour une sortie piscine avec une classe grouillante de CP et une prévision météo orageuse. J'étais au taquet sur la technique d'enfilage de bonnet(**), prête à réexpliquer gentiment pour la troisième fois que non, le T-shirt on ne le jette pas en boule on l'accroche là en haut, zen mais ferme sur le fait d'enfiler sa culotte avant de raconter sa vie à sa voisine, bref j'étais prête.

Tout s'est d'ailleurs bien passé, une seule des filles de la classe a enfilé son maillot de bain de travers, se retrouvant emmêlée dans les bretelles, je n'ai mis qu'une seule paire de lunettes et trois bonnets, bref je gérais comme une chef. Nous avons ensuite remis les enfants à leurs enseignants/maîtres nageurs, et je me suis assise sur un banc pour me remettre papoter avec la mamie qui avait participé à l' "emmaillotage de bain" de ces demoiselles avec moi. J'étais détendue, il ne pouvait plus rien arriver ou du moins s'il arrivait quelque chose ce n'était pas de ma faute. Je compatissais avec la maman qui accompagnait les CE2 et qui devait en surveiller trois dispensées de piscine, plus intéressées par faire le poirier que par lire les bouquins qu'elles avaient emportés.

Et c'est à ce moment là, sans que je m'y attende, que c'est arrivé. La discussion a commencé tranquillement, elle me disait qui était son petit fils, je lui montrais mes filles (pratique quand les classes des deux grandes y vont en même temps), et là ça a dérapé. Bon ça ne s'est pas vu tout de suite : "Trois filles ? Vous êtes courageuse." mais ça n'a pas traîné "Et vous ne tentez pas le garçon ?". Bon c'était dit tout gentiment, mais comme ça fait presque 4 ans que j'ai trois filles, c'est une phrase que j'entends souvent, et même trop à mon goût(***). J'ai eu le temps de lui glisser que vu qu'on avait déjà eu deux filles plutôt réussies, pour la troisième on n'allait pas risquer de rater un garçon vu qu'on ne savait pas faire, avant qu'elle ne me réplique que c'était une blague. Bien que je trouve totalement ridicule de devoir justifier de ne pas être triste de ne pas avoir un enfant de chaque sexe, j'ai dit que mes filles étaient assez différentes : que Crème était en ce moment plutôt "rose et princesses", et que Bulle au contraire était... mais je n'ai pas pu finir ma phrase. Jugeant bon de m'aider elle m'a coupé par un "...garçon manqué ?". Fouyaya là ça commençait déjà à me chauffer. J'ai donc pris sur moi, pensé à celles et ceux qui avaient dépensé tant d'énergie pour faire de moi une femme fréquentable en société, et j'ai juste continué ma phrase "...intéressée par les sciences et la lecture".

Elle m'a demandé si je travaillais, puis ce que je faisais comme travail, ce que j'ai pris pour une tentative de mesurer à quel point ma situation était dramatique/j'étais une mère indigne. Elle parlait donc de ses petits fils, du fait que pour soulager son fils, comme sa belle-fille (dans le commerce) travaillait le samedi, elle gardait un de ses deux petits fils. Devant mon air surpris, elle s'est sentie obligée de préciser : "Oui parce que quand il est tout seul le samedi, s'il se fait réveiller à 7h ce n'est pas facile de se reposer". Seulement mon air interrogateur n'était pas sur l'utilité de soulager ses enfants de leur progéniture un samedi matin, mais plutôt de les soulager de la moitié de leur progéniture. Celui qui reste dort pour l'autre aussi et enchaîne jusque midi ? C'est plus facile d'en mettre un devant la télé que deux, il se bagarre moins pour la télécommande ? Le coup des 7h du mat' un samedi m'a beaucoup parlé, du coup j'ai dit que 7h le samedi c'était plutôt la règle ici(*v). Elle a tenté le coup du "oui mais vous vous êtes deux", auquel j'ai renvoyé un "sauf quand mon mari est en déplacement". Bien mal m'en a pris (surtout que Lux est plus souvent barré en semaine que le week-end), car là elle a sorti la réplique ultime "Oui mais vous, vous êtes une femme.".

Et là, c'est le drame..... Bon elle a dû remarquer que mes yeux s'exorbitaient, que ma mâchoire restait pendante et que je changeais de couleur, du coup elle a passé les deux trois minutes suivantes (et c'est long deux trois minutes quand on rame tout ce qu'on peut) à se justifier, que les choses changeaient, la preuve que mon mari m'aidait, et d'autres trucs que mon état d'indignation avancé ne m'ont pas permis d'imprimer dans ma mémoire. J'ai encore pensé à mes parents, éducation tout ça tout ça, bien élevée "pas répondre à la dame", "merci", "s'il vous plaît".... et ai focalisé toute mon énergie sur le fait de ne pas lui dire que :

  • si tout le monde, même très gentiment, affirmait que c'était normal pour une femme de gérer les enfants et pour un mec de faire la grasse mat', qui plus est dans une famille où les deux travaillent à des horaires aussi pourris(v), la situation ne risquait pas de changer
  • si son fils ne savait pas gérer les enfants, elle pourrait peut-être commencer une petite réflexion sur ce qu'elle avait raté dans son éducation à lui.

Bon je crois, tout occupée à mon objectif ci-dessus, avoir laissé échapper qu'il n'y avait que deux choses que seules les femmes peuvent faire et pas les hommes : être enceinte, et allaiter. Point.

Autant vous dire qu'après son entraînement d'aviron sur terrain glissant et en pente, le silence est retombé et la conversation est quelque peu morte. Je me suis concentrée sur l'observation des enfants et la séance s'est terminée comme ça.

Je veux bien croire qu'il y ait plein de raisons pour que son fils ait besoin de dormir : une longue journée de boulot , ou qui dure jusque pas d'heure la veille, du stress ou un peu malade. Elle aurait juste pu me dire qu'elle aimait passer du temps avec ses petits enfants ou prendre soin de son fils en lui offrant un peu de calme. C'était sa vie, son choix, je l'aurais respecté. Mais là cette remarque sexiste, non, désolée Papa et Maman, je n'ai pas pu.

(*) sauf le jour de la rentrée, mais bon on va dire que c'est négligeable

(**) sur cheveux longs attachés, longs détachés, mi-longs, courts, bouclés, raides, crépus, lisses, enfin bref tout ce qu'on peut rencontrer dans un vestiaire de filles

(***) bon à mon goût une fois c'était déjà trop, alors....

(*v) et encore, quand ce n'est pas plus tôt

(v) oui parce que si l'un des deux bosse jusque 1h du mat' et l'autre se couche à 22h là oui il y a de la justification

Published by Blabala
commenter cet article
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 19:42

Plein de gens s'étonnent, s'extasient ou sont impressionnés de savoir que j'ai trois enfants. Cela va d'un étudiant étranger qui a décrété une règle (basée sur un échantillon représentatif de 3 de ses profs) que les français ont 3 enfants... et des lunettes, à ceux dont le regard s'attriste un peu de savoir que j'ai trois filles(*) et qui cherchent ce qu'ils pourraient dire de positif(**) sur cette situation clairement catastrophique.

Oui il faut le reconnaître changer les couches n'est pas mon truc(***), les colères non plus, la jalousie pas plus, et le fait d'expliquer 10-100-1000 fois que non-ce-n'est-pas-parce-qu'untel-a-eu-le-livre-de-la-petite-sirène-que-du-coup-Ali-Baba-est-"nul" me saoule franchement. Les sansenfantsetfiersdel'être sauteraient sur l'occasion pour me dire que je l'ai bien cherché. Avoir un enfant passe encore, on ne sait pas ce qu'on risque, c'est excusable, mais deux, puis trois, c'est vraiment de ma faute.

Oui, je râle, oui je me fatigue, oui je me fais réveiller le matin, mais il y a aussi des jours comme ça.

Comme quoi ?

Comme aujourd'hui. Aujourd'hui est un double grand jour : d'une ma Crème fête ses 6 ans, avec ses lunettes encore en rodage, son sourire enjôleur (n'est-ce pas Vincent, Victor, Martin ?) et ses bientôt deux dents tombées(*v). Elle est extra fière, même qu'elle va aller chez Disney avec sa mamie pour fêter ça(v), même que son âge ne tient plus sur les doigts d'une main, même que la joie la fait sauter en tous sens et pousser des cris stridents. Même qu'elle a fêté son anniv avec des copains, même qu'elle a reçu de quoi faire des bracelets Reine des Neiges, même qu'elle en a offert un de ces cadeaux-tout-neufs à sa grande soeur(v*) pour qu'elle aussi ait un beau bracelet.

Et d'autre part il y a la demande, chuchotée par Bulle dans l'oreille de son papa, puis dans la mienne. Elle avait l'air un peu anxieux, comme si on pouvait lui refuser ça mais que ça lui tenait à coeur. Qu'a-t-elle demandé ? Dormir plus tard ? Non. Regarder la télé ? Non (la quoi ?). Avoir un bonbon ? Non plus. Elle a demandé si, avec les tout premiers sous à elle qui reçoit de l'argent de poche depuis un mois, elle pouvait... offrir un cadeau d'anniversaire à sa soeur.

Elle s'est bien acheté un carnet secret, une fois, avec les sous de ses dents de lait, mais la première dépense avec ses sous de grande n'est pas pour elle, elle est pour sa soeur, pour le stylo quatre couleurs rose, violet, turquoise et vert clair qui lui faisait tant envie chez le marchand.

Et ça, il n'y a pas à dire, ça me retourne totalement.

D'un coup j'oublie Ali Baba, les poussages, cris et autres protestations pour ne pas prendre sa douche/faire ses devoirs/jouer du piano. Non, je suis juste gonflée d'amour pour mes filles, pour nos filles à qui, en fin de compte, à force d'amour d'effort et d'exemple nous avons réussi à faire passer des valeurs qui nous tiennent vraiment à coeur.

(*) et "comprennent" du coup que si j'ai trois enfants c'est "forcément" parce que je "tentais le garçon"

(**) comme par exemple "ben ça va te coûter cher en Tampax"

(***) ce que je n'ai pas fait depuis 170 jours, youpiiii

(*v) ce qui nous vaut la joie de devoir regarder au moins 2 fois par jour l'avancée de la chose et nous extasier presque honnêtement sur combien la dent bouge

(v) c'est sympa une maman Tornade qui prend les corvées à notre place

(v*) mais le bleu, hein, il ne faut pas pousser quand même !

===================================

Ajout après coup et remise du cadeau à la grande de 6 ans :
J'avais peur que ce soit en rupture de stock, mais il y avait le choix dans le magasin. 4 modèles différents, et Bulle a pris le plus cher, celui à plus de 3 semaines d'argent de poche, avec une breloque en forme de coeur accrochée dessus.
La réaction de sa soeur ? C'est le stylo dont elle rêvait. Du coup Crème voulait faire un câlin et un bisou à sa grande soeur, qui a fini par accepter une caresse, parce que offrir un cadeau d'accord, mais les bisous ou les câlins, ce n'est pas son truc.

Published by Blabala - dans Bulle Crème
commenter cet article
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:13

Oui bon j'ai presque une semaine de retard, mais du coup c'est l'artiste en personne qui a pu déterminer le nombre de points de chacune (oui, que des participantes cette fois-ci).

J'ai une terrible nouvelle à vous annoncer : Magali n'a pas gagné !

Oui bon le suspense j'imagine est insoutenable, alors voici les résultats :

  • Première avec 10 bonnes réponses, et qui du coup peut choisir des dessins ...

Manue.

  • Deuxième place remarquable avec 30 ans d'écart avec la gagnante, et juste un petit point de moins

Miss Papote (qui a bien fait de ne pas copier sur sa maman)

  • Troisième place très honorable, 8 points pour

Magali

  • Quatrièmes ex-aequo,

la Pestouille et Rhalala

  • Sixième et doyenne de la compétition avec plus de 30 ans d'écart avec toutes les autres participantes, également première dans la catégorie internationale,

Boma

  • septième et lâchée par la technologie qui ne lui a pas permis de voir tous les dessins

​​Virginie D G

Pour les réponses, voici ce qui était attendu .

  1. Prison
  2. Marchand de fruits/légumes, ou primeur ou maraicher (mais pas épicerie)
  3. Cabinet de vétérinaire
  4. Cour de récréation(*)
  5. Piscine
  6. Aquarium
  7. Château (fort)
  8. Musée
  9. Restaurant (**)
  10. Hôpital
  11. Fête foraine (à gauche la pêche aux canards, qui a été acceptée, et à droite la chenille)

Du coup pour avoir été la seule à trouver le musée en 8, Miss Papote gagne un prix spécial du jury et pourra choisir un ensemble de dessins après Manue.

Le choix est donc à faire entre 1,2,3,4 ou 5,6,7,8 ou 9,10,11. Manue c'est à toi !

(*) la chef m'a reprise pare que j'avais écrit récré. Ca ne rigole pas ici.

(**) non mais je n'ai pas des verres, des assiettes et des couverts sur mon bureau, je travaille môa.

Published by Blabala - dans Bulle Concours
commenter cet article
29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 16:51

Sur une demande motivée et motivante de mamzelle Bulle, voici un nouveau concours sur ce blog. Le thème de cette nouvelle édition est "les lieux". Donc par exemple vous pouvez me dire "une église" mais pas "un coiffeur" (*). Il y a ci-dessous 11 dessins, nous avons essayé de trouver quelques idées difficiles pour ne pas que tout le monde trouve tout du premier coup(**). Les règles :

  • celui ou celle qui a le plus de bonnes réponses gagne.
  • en cas d'égalité la/le premier(e) qui a répondu gagne
  • si votre réponse n'est pas exactement la solution attendue c'est Bulle qui décide si ça compte
  • à la fin Magali euh la/le gagnant(e) recevra une des planches de dessins (à choisir parmi 1 à 4, 5 à 8 ou 9 à 11).
  • les résultats du concours seront révélés dans une semaine(***) . Vous avez donc 7 jours pour participer.
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?
Concours : où est-ce ?

(*) qui jusqu'à preuve du contraire n'est pas un lieu mais une personne.

(**) pour Magali on ne peut rien faire, je vous souhaite juste de jouer avant elle

(***) si nous ne sommes pas trop occupés à embêter Flamme, Boycocotte, Miniflamme et Terrible Two.

Published by Blabala - dans Bulle Concours
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 21:30

Attention, ce billet déborde de fierté maternelle et tape en dessous de la ceinture. Ames sensibles ou personnes allergiques à la gaga-isation, passez votre chemin.

J'ai dit "passez votre chemin".

Vous êtes toujours là ?

Tant pis pour vous.

Alors voilà.

Vous êtes sûr-e ?

Bon.

Vous connaissez le comble du parent qui abuse ? C'est celui qui a décidé que les rares demandes de sa fille d'aller aux toilettes étaient un signe et que c'était le moment. Après une vague tentative et deux ratés samedi, un dimanche passé majoritairement à l'extérieur donc où on a lâché l'affaire, la mère qui abuse débarque la bouche en coeur à la crèche avec 3 pantalons, 3 paires de chaussettes et 3 culottes(*), raconte sans enjoliver les aventures du week-end et demande si par hasard ils ne seraient pas prêts à laisser la demoiselle en culotte(**). Le genre de truc qu'on demande avant de se sauver en courant pour ne pas se prendre un râteau de face. Et là elle entend la responsable répondre de sa voix toute douce "on suivra ce que dit [Plume]". Elle sort un périscope de sous le tapis de gym où elle s'était cachée, regarde la responsable et elle n'a pas l'air de se moquer. Elle se relève donc, reprend un air digne et demande à sa fille ce qu'elle souhaite.

Non mais sérieux, le choix entre une couche qu'on ne sait pas mettre toute seule(*v) et une culotte, avec coeurs, couleurs, voire même... roses !!! Le choix est vite fait. La mère qui abuse part donc, légèrement penaude, et revient le soir même, non moins penaude, se demandant si le stock de vêtements a suffi.

Seulement la mère qui abuse n'a pas n'importe quel enfant, elle a Plume, la fille qui savait monter sur un lit superposé avant de savoir marcher, la fille pour qui la phase de tout faire seule est poussée à un niveau assez impressionnant.

Du coup son culot et son inconscience la font passer pour une mère à l'écoute et qui a senti la capacité et l'envie de sa fille. Un jugement totalement immérité qui tient bien plus à du bol qu'à de l'intuition. Mais bon elle ne va pas cracher dessus non plus.

Et la Plume ? Elle a eu le droit le soir même à du jus de fruits au dîner ET une orgie de Crousti Pom. On ne rigole pas chez nous euh chez eux.

Et la mère qui abuse ? Elle dégouline depuis de fierté, et se demande s'il y a une personne qu'elle a croisé depuis lundi qui ne sache pas que sa fille est une championne. Oui du coup elle a gagné en crédibilité auprès des gens de la crèche mais au détriment de toute respectabilité à la fois au boulot et dans son quartier (v).

(*) non non, pas sur elle tous ces vêtements. Déjà qu'elle a du mal à entrer dans ses jeans, alors 3 superposés, même pas en rêve. En taille 2 ans les vêtements.

(**) oui parce que vous comprenez, chez nous il y a un canapé en truc tout doux qui n'aime pas les tâches (***), alors que vous c'est tout prévu

(***) et qui par on ne sait quel hasard/tyrannie/exclusiondesenfantsdemoinsde4ans a survécu à deux grandes soeurs, vous comprenez, ce serait dommage

(*v) d'ailleurs à ce propos, les adultes non plus ne savent pas forcément, comme nous l'avons expérimenté récemment, des baby sitter bénévoles ont réussi à mettre la couche à la demoiselle.... derrière-devant !! Bon là ça mérite un peu plus de détails parce que :

  • D'une c'est le truc qui est impossible à faire. Il faut du coup la scratcher... dans le dos, qui quand on change un enfant est dessous.
  • De deux du coup ça fait un petit effet string derrière, qui rentre dans la raie des fesses, du plus bel effet, sauf bien sûr pour l'efficacité de l'absorption :o(

(v) Non rassurez-vous pour ceux qui me connaissent, j'ai un tout petit peu exagéré dans le récit, je me suis laissée emporter, vous pouvez nous rendre visite sans souci et sans être la risée du quartier (ou du moins pas pour cette raison là 8o) ).

Published by Blabala - dans Plume
commenter cet article
15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 09:05

... l'adolescence n'attend point le nombre des années.

Bon oui je sais j'ai une deuzan à la maison. Il fallait que je m'y attende. Je profite donc de colères régulières pour des motifs cruciaux comme le fait que je lui donne les mauvais chaussons(*).

Un tel crime mérite une démonstration de mécontentement exemplaire. S'étaler par terre sur le ventre, gesticuler les bras en tous sens pour faire valdinguer les chaussons avec panache, hurler pour bien faire comprendre au reste de la famille qu'on a une mère affreuse, puis faire croire qu'on est calmée, descendre (**) dans les bras de sa mère vaguement calme pour pouvoir arriver à table, envoyer valdinguer sa bavette et son assiette(***) avant de se faire réprimer et priver de son droit de casser les oreilles à tout le monde pour se faire envoyer dans une autre pièce le temps de vider ses cordes vocales.

La vie d'une deuzan est bien triste, ma bonne dame.

Mais il faut savoir que si on parle de "terrible two", c'est juste pour rassurer les parents et leur faire croire que ça va passer. Parce que en fait... non. Enfin pas chez tout le monde. Chaque enfant est un ado en puissance, et voici quelques citations de ces demoiselles pour l'illustrer.

D'abord le format Crème, 5 ans, qui croit que le monde tourne autour d'elle.

  • "J'ai envie donc toi tu fais. C'est ça la vie !"
  • "T'es pas méchante mais t'es quand même terrrrible"
  • "Tu t'appelles horrible !"
  • "Je veux plus que tu me touches, jamais !"

Et évidemment en tant que mère horrible je les note et je lui fais remarquer, une fois la colère retombée, ce qu'elle me dit, pour m'entendre répondre que ce n'est pas vrai, elle n'a pas dit ça.

Et pour finir une de mes préférées, de Bulle cette fois. Je ne sais plus ce que j'avais fait, mais sans doute un truc affreux, genre lui dire que ce soir elle devait prendre une douche ET se laver les cheveux.

"Sur la liste de qui est la plus gentille, je vais te barrer !"

Là je dois dire que j'ai craqué. Même pas essayé de me cacher, j'ai éclaté de rire. Et la demoiselle a fini par se rendre compte du ridicule que je trouvais à la situation et, je ne sais si sa colère était retombée ou si juste elle ne voulait pas être la seule à ne pas trouver ça drôle, elle s'est mise à rire aussi.

Et dire que ce n'est qu'un avant goût, que je suis partie pour avoir trois adolescentes. On n'est pas rendus !

(*) qu'on ne me condamne pas tout de suite, je ne lui ai pas imposé de les mettre, c'est juste qu'on cherchait des chaussons et je lui ai donné ceux-là, les mauvais, ceux qui ne sont pas informes et pas trop grands pour elle. Un comble !

(**) pieds nus bien sûr

(***) en plastique heureusement, les parents n'en sont pas à leur première deuzan

Published by Blabala - dans Bulle Crème Plume
commenter cet article
17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:15

Oui bon je ne raconte pas les mômes (qui vont bien) mais voilà, je voulais vous faire partager ma réponse à un mail d'un de mes étudiants.

 

Le 17 sept. 2014 à 10:45, [un de mes étudiants] a écrit :

> Je vous joint le pdf de la séance 1

Le 17 septembre 2014, [le nom de ce même étudiant] aurait pu écrire :

> Bonjour,

>

> Je suis [toujours le même], étudiant en [son année et ce qu'il étudie]. Pour telle et

> telle raison je ne suis pas encore venu à l'un de vos cours de [le super cours que

> je donne] et je vous prie de m'en excuser. J'aimerais savoir si je vais recevoir

> la note de 0 ou s'il y a un moyen de faire en sorte d'obtenir une autre évaluation.

Je pense que tu peux réécrire un tel mail, et ce quelles que soient les raisons pour lesquelles tu n'es pas venu.

 

Oui parce que je ne sais pas vous mais des fois j'en ai marre. Je ne suis ni une chambre d'enregistrement, ni une machine à retenir les 150 noms des 150 étudiants que j'ai juste là maintenant. Alors se faire un petit plaisir avec une réponse un tantinet acerbe, ça fait du bien.

 

Et encore ça c'est le mail le plus rédigé qu'il m'a écrit. Il m'a également envoyé un autre mail avec les documents de la séance 5 (on n'en a fait que 2 jusqu'ici, et il y en a 4 en tout), et pas un mot de plus que le titre.

Si on ajoute à ça l'étudiant qui admirait des photos de femmes peu habillées (et sans la tête) pendant une séance de TP en ayant bâclé son travail avant(*) et le fait que j'ai passé 6h en tout dans mon lit cette nuit(**), je sature un peu là.

Et encore ci-dessus j'ai été gentille, parce que si vraiment j'avais écrit la première chose qui me passe par la tête ça aurait plutôt donné ça :

 

Le 17 septembre 2014, [le nom de ce même étudiant] aurait pu écrire :

> Je suis [toujours le même], étudiant en [blabla] et à vrai dire je n'en ai rien à faire de

> votre cours. Ni de vous d'ailleurs en passant, vu que je ne prends même pas la

> peine de vous dire bonjour. Oui bon j'ai autre chose à faire et j'ai appris que vous

> ne nous laissiez même pas mater les filles sur le net pendant les TPs, alors

> bon faut pas s'attendre à ce qu'on vienne. Par contre comme je vous prends pour

> une cruche et même si j'ai déjà pas mal séché vos cours par le passé, je me suis dit

> qu'en faisant mine de rien ça pourrait passer. Je ne vous salue pas pour finir, vous

> pourriez vous y habituer. Voilà mes fichiers, estimez-vous heureuse et mettez-moi

> des points.

 

Mais bon en fait je me suis ravisée parce que les écrits restent, et que si ça se trouve il a une méga bonne raison de ne pas être venu. Par contre pour le fait de ne pas me prendre pour une cruche là question circonstances atténuantes c'est zéro.

Bref, c'est la rentrée...

(*) mais ne vous en faites pas, en termes de honte devant la promo réunie, il en a eu pour son argent

(**) cours à 8h + finir de préparer un cours à 0h30

Published by Blabala - dans Boulot
commenter cet article
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:14

Petit rappel : la demoiselle Plume aura 2 ans au mois d'août. Excusez donc le yaourt.

Dans la série "j'ai du caractère":

La demoiselle assise sur son trône. Sa grande soeur arrive et lui propose de lire un livre.

"Nan est mâ i lit le lii" (non, c'est moi qui lit le livre !) 05/14

Dans la série "science fiction" :

Suite à une irruption pas assez discrète dans sa chambre pour récupérer des trucs sales à mettre dans le lave linge, la demoiselle se met à pleurer. Après une ou deux tentatives de "chhhhh" je vais la chercher et la trouve assise. Elle ne me tend pas les bras avec un "mamaaaan" déchirant, non elle pointe son nez du doigt en disant :

"Faut ousser ne nez" 06/14

Je lui mouche donc le nez, en lui disant (on peut toujours rêver) "tu peux dormir maintenant ?" Et elle se recouche !! Comme quoi avec les enfants, il ne faut pas trop parier.

Dans la série "je t'explique" :

La demoiselle se balade avec une poussette playmobil vide. Elle monte au premier puis redescend :

- "ai pas rouvé(*) bébé pussè" (je n'ai pas trouvé le bébé de la poussette).

- une heure plus tard, elle va chercher ses chaussures, revient avec lesdites chaussures en scandant : "gané ! rouvé(*) !", en une sorte de petite chanson répétitive.

(*) pour une juste interprétation, dire le r en faisant une caricature de l'accent allemand.

Published by Blabala
commenter cet article

Présentation

  • : Adieu Paris, Bonjour Nancy
  • : Un regard neuf sur une nouvelle ville, un nouveau boulot et un nouveau mode de vie (ou presque). Un peu d'humour souvent, de nostalgie parfois, et plein d'histoires à raconter sur notre nouvelle ville, nous, les moustiques enrhumés... et j'en passe.
  • Contact

Recherche