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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 13:45

Comment se taper la honte à Paris en une leçon ?

D'abord on prend le métro. On est confiante, on se rappelle des stations, même d'où il faut monter dans la rame pour arriver pile poil en face de la sortie de notre destination. C'est bon, on maîtrise. On a un gros sac à dos de touriste, les filles ne sont pas à l'école alors que ce ne sont pas les vacances de la zone C, peu importe. On connaît, on gère, on maîtrise. Au cas où tout le monde n'auraît pas remarqué qu'on gère et qu'on maîtrise on pose innocemment la question à la plus grande de savoir si elle se rappelle de telle station en ajoutant : "oui, tu sais c'était là qu'on descendait pour aller à la maison". On gère, on maîtrise. Mais là on arrive à destination et on ne maîtrise plus du tout. Non on n'oublie pas de descendre, c'est juste que négligemment on reste devant la porte. Jusque là rien de surprenant, mais on reste devant la porte, métro arrêté. Oui il va bien falloir sortir donc c'est logique... sauf qu'on reste, métro arrêté, devant la porte… fermée !!! On attend, elle ne s'ouvre toujours pas, et finalement on se décide… à appuyer sur le bouton. 

Tout ça bien sûr sous les regards de parisiens un peu navrés qui nous disent(*) très clairement : "Eh bien quoi, tu crois qu'elle va s'ouvrir toute seule, rien qu'en la regardant ?". Et là on réalise : oui, on attendait que ladite porte s'ouvre toute seule, comme chez nous, dans notre province, où le tram est rose ou bleu et ou il y a des portes avec bouton(**), mais qui s'ouvrent toutes seules à l'arrivée en station(*v).

Tout petit flash-back : là on se rappelle qu'on regarde avec une indulgence un peu empreinte de maternalisme les touristes qui appuient sur le bouton dans le tram'. "Vous croyez qu'elle va s'ouvrir plus vite si vous appuyez sur le bouton ?"

Petit flash-back : là on se rappelle à notre arrivée à Nancy, où les gens nous regardaient avec une indulgence un peu empreinte de pa-ma-ternalisme. "Encore une qui est tellement pressée de sortir qu'elle appuie sur le bouton."

Flash-back : là on se rappelle quand à Paris, nous aussi, nous regardions les touristes dans le métro, piteusement attendre que la porte s'ouvre, alors qu'un joli bouton tout brillant tout rond devant leur nez/poitrine/taille/grossevalisepleined'étiquettesd'aéroports leur tendait les..., la...  enfin je me comprends. Enfin tout joli tout rond, ça c'est quand ce n'est pas une manette qu'il faut actionner, recalant encore plus de touristes au passage. Du coup si on était loin on regardait juste le spectacle, la course avec les valises, le petit dernier qui a des oreilles de Mickey sur la tête et qu'il faut veiller à ne pas oublier dans la rame(v*), le stress du signal sonore qui fait s'agiter les gens mais ne les fait pas gagner en efficacité, loin de là. Et quand on était un peu plus près et qu'on détectait de la fébrilité devant la porte fermée on appuyait, histoire de leur faire gagner une seconde, qui leur permettrait, peut-être, de ne pas se faire dégommer l'épaule/la valise à étiquettes par une porte qui se referme.

Et là ça fait mal. Les gens qui m'ont regardé d'un air navré, ces gens contre qui j'ai ronchonné intérieurement, ces gens, c'était moi !

(*) les regards, pas les parisiens, quoique, je l'ai lu si fort dans leurs yeux que je ne sais pas s'ils ne l'ont pas dit en même temps.

(**) mais alors pourquoi mettre des boutons sur une porte à ouverture automatique ? Vous vous posez la question aussi ? ça tombe bien j'ai la réponse. En fait ça sert parce qu'après 30 secondes(***), les portes se referment toutes seules, et là le bouton est bien utile pour les rouvrir et se faufiler

(***) 30 secondes ? Mais un tram' ne reste jamais 30 secondes en station, si ? Là aussi j'ai la réponse. Il reste bien plus longtemps en station aux terminus (termini ?), mais aussi quand il a un petit problème de, au choix, moteur, fermeture des portes(*v), voiture qui empiète sur la voie, régulation à savoir le tram' de devant (ou de (devant celui de)+ devant) est en rade et retarde tous les autres, ou tout un tas d'autres choses qui ne me viennent pas à l'esprit. Il y a aussi le cas où le tram', peut-être suite à une des situations ci-dessus, se retrouve rempli au double de la capacité prévue et que rien que pour faire sortir une personne avec force "pardon"... "pardon"... "excusez-moi"... "pardon" ça prend 28 secondes, auxquelles il faut rajouter les 30 pour rerentrer au chausse-pied ceux qui sont sortis pour libérer la personne sus-nommée.

(*v) les autres, pas la votre, sinon pas besoin de la rouvrir

(v) enfin quand tout va bien, parce que des fois le système se grippe et nous donne une occasion de plus d'utiliser le bouton

(v*) eh oui, même quand il a des oreilles de Mickey sur la tête, le touriste ne tente pas de perdre son enfant dans le métro.

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Published by Blabala - dans Back to Paris
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commentaires

Géraldine 09/03/2013 22:11

mais lol ^^
:)

Blabala 12/03/2013 09:24



:op



Aurélie 08/03/2013 10:35

Wouah quel flash back ! Moi je serais trèèèèès certainement une de ces touristes complètement paumée à Paris, on y va de temps en temps mais en voiture pour voir mon frère mais pas dans Paris même,
oh non surtout pas dans Paris même, loool !

Blabala 08/03/2013 18:23



Il y en a beaucoup des touristes paumés... ne t'en fais pas :o)


Et tu as raison, Paris en voiture c'est une mauvaise idée, il faut prendre le métro... et se taper la honte ;o)



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