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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:22

Il y a des jours comme ça... 

On se lève, et au début tout va bien. On se réveille dans les temps, personne ne vient tambouriner à la porte de la salle de bains pendant toute la durée de votre douche, même en sortant on voit les enfants jouer sagement dans leur chambre, la petite dort encore après avoir fait un concert de gazouillis et de sourires à 6h et quelques du matin.

Tout le monde se prépare gentiment, on part même dans les temps pour l'école, avec les petits sablés à la cannelle préparés et rangés dans des sachets décorés pour les maîtresses et les ATSEM. Des sachets avec un bonhomme ou des prénoms écrits en attaché, et puis des petites étoiles autocollantes qui ne réussissent pas à les tenir fermés mais qui sont si jolies.

Ensuite on va prendre le tram', enfin essayer. C'est jour de vigilance orange neige(*). Ici il est tombé 10cm, mais on ne sait jamais. Et là on loupe un tram', presque vide(**). Qu'à cela ne tienne on va voir à l'arrêt et le suivant est dans 5mn. Trop beau pour être vrai. Du coup on arrive même pas tard au boulot, on peut bosser tranquillement et aller manger. Tout va bien... ou presque. Ben oui, ce n'est pas de "on" que je parle. C'est de moi. Il fallait forcément que quelque chose aille de travers !

Oui parce qu'après le repas c'est l'heure de tirer son lait(***). Je descends avec mon bazar, j'arrive dans la salle et là je me rends compte... que la moitié du tire-lait est à la maison. Eh oui je le rapporte le vendredi pour tout stériliser. Et forcément avec ma mémoire de poisson rouge, j'ai totalement oublié et de le stériliser et de le rapporter au boulot. Je remonte tout mon bazar, vérifie que je n'ai qu'une réunion videoconférence(v) dans l'après-midi et me dirige vers la maison. Arrivée là je me mets en quête de mes accessoires de tire-lait. Pas dans mon sac, pas là où je le pose d'habitude, pas dans la cuisine, ni le salon, ni le bureau... là je sèche. Il me reste bien une idée : la voiture. Oui sauf que pour ouvrir le coffre de la voiture il faut ouvrir la porte du garage. Comme on n'est plus à ça près je montre à tous les passants mes charmants chaussons tendance Birkenstock, offerts pour Noël et achetés dans un magasin tellement romantique où j'ai pu choisir parmi des chaussons en fausse peau de serpent et d'autres spéciaux anti varices(v*). La bonne nouvelle c'est que le sac est bien là, et du coup demain je vais pouvoir bosser normalement. L'autre bonne nouvelle est que dans mon incompétence j'ai - encore une fois - le popotin bordé de coquillettes : avant de fouiller dans le coffre j'avais regardé par la portière passager pour tomber nez à nez avec... mon portefeuille. Grosse surprise. Du coup je l'ai retrouvé avant même de savoir que je l'avais perdu, et donc sans besoin de fouiller toute la maison, mon bureau, avant de faire opposition sur les cartes et refaire les papiers d'identité. Youhouhou :o)

Quand vient l'heure de ma réunion je m'installe au bureau, on discute de boulot, les choses avancent, jusqu'à ce que mon interlocutrice se fasse virer de sa salle. Pendant qu'elle se déplace j'avance ma main pour boire ma tisane sauf que... je la renverse sur le bureau. Il y en a plein le clavier, et ça coule sur mon pantalon. Ni une ni deux, j'entreprends de battre les records d'enlevage de pantalon histoire de stopper la combustion de mes jambes. Je suis donc en train de gesticuler et de me mettre en petite tenue... devant la webcam qui envoie des images sur un écran en train de se balader dans un couloir dans un autre pays. La classe. Bonne nouvelle, la communication se coupe. Mon honneur est presque sauf. J'en profite pour débrancher souris et clavier et essayer un peu d'éponger au maximum les dégâts. Je suis donc en plein épongeage lorsque l'ordi sonne : mon interlocutrice qui n'a rien suivi de mes malheurs est en train d'essayer de me rappeler. Oui sauf que sans souris et sans clavier c'est vachement moins simple de répondre. Je me retrouve donc(v**) à me contorsionner pour rebrancher au moins la souris, moins touchée que le clavier, et pouvoir répondre à l'appel. 

Après quelques explications et passage avec une seule chaussette(v***) et une serpillère dans le champ de la webcam nous pouvons nous remettre au boulot. Et dire qu'il y a des gens qui ont un travail monotone. Je ne sais pas vous mais moi je réussis toujours à faire des choses inédites :o)

Et pour bien conclure, j'ai fini par remettre mon pantalon refroidi mais pas totalement séché pour aller chercher les filles à l'école. Ben oui, je n'ai que deux jeans et ceci n'arrive que quand le premier est dans le panier à linge. Ce serait trop facile.

(*) ben oui quoi, à Paris ils annonçaient de 1 à 3 centimètres. Il y avait bien de quoi ameuter tout le monde à la télévision/radio/internet, non ?

(**) forcément s'il passe juste trop tôt et que tout le monde le loupe, il a de quoi être vide. Pfff.

(***) oui bon là du coup y'a nettement(*v) moins de monde qui va s'identifier à moi

(*v) j'avais initialement écrit vachement mais comme certains ont un humour assez railleur j'ai préféré éviter d'avoir à me fâcher toute rouge.

(v) que je peux donc faire de la maison

(v*) oui je sais, j'aurais pu acheter ceux-là, mais ils étaient vraiment trop moches, 

(v**) toujours partiellement habillée

(v***) oui bon quand on essaie d'ôter son pantalon le plus rapidement possible on se soucie peu des dommages collatéraux

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Published by Blabala - dans Petits échecs
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commentaires

Boycocotte 12/02/2013 14:17

J'adore... surtout d'imaginer la tête de ton interlocutrice de vidéoconférence si elle avait regardé l'écran au "bon" moment :-))

Mais méfie-toi, si tu continues comme ça, on va finir par t'interdire de boire des tisanes à proximité de tes enfants. Je connais des gens très très bien à qui c'est arrivé ;-)

Blabala 12/02/2013 17:50



Euh elle m'a vue passer en culotte et en serpillère totu de même, elle n'a pas tout loupé. 


J'apprécie particulièrement la deuxième phrase de ton commentaire.



Melanie 11/02/2013 22:34

J'adore!
Et je compatis pour le tire-lait. Un jour d'octobre, c'est alors que le TGV venant de Lyon (ou une contrée encore plus méridionale) entrait dans Paris que j'ai réalisé que j'avais certes mon sac
avec le tire-lait et tous les accessoires sauf...

les petits tuyaux transparents sans lesquels rien ne peut fonctionner.

Comme il n'était pas question de rebrousser chemin, j'ai souhaité très fort que mes coussinets remplissent leur office jusqu'au soir et j'ai couru dans une pharmacie (à l'autre bout de Paris): la
seule qui vendait le kit pour ce tire-lait!

Cette journée-là aussi commençait fort...

Est-ce que Bulle va mieux? Les analyses, tout ça, j'ai raté un épisode?

Blabala 11/02/2013 23:20



Euh je n'ai pas donné de nouvelles. Rien dans les analyses, et la fièvre a fini par tomber, juste quand on devait retourner voir la pédiatre. 7 jours de fièvre donc.


Mais sinon je compatis grandement pour le coup de ton tire-lait. La course à la pharmacie, et la crainte des fuites... pauvre toi :o/



Aurélie 11/02/2013 20:21

La va*** ( petit clin d'oeil :O ) quelle affaire, je suis pliée ( ah bah oui dis toi bien que tu t'exposes, looool ) .
Bon j'aurais moins rit si tu t'étais réellement brûlée ( euh c'est pas le cas au moins hein ? ) .

Blabala 11/02/2013 22:12



Euh je sentais encore des picotements après 10mn mais là je pense que c'est bon. Le tout est dans la célérité du déshabillage.



Magali 11/02/2013 19:54

Au moins tu ne t'ennuies pas…

(J'aime beaucoup le (*v) mais je ne dirai rien !)

Blabala 11/02/2013 22:11



Oui c'est bien, ne dis rien ;o)



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