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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 20:38

Imaginez : vous avez un peu pris du poids, vous êtes distrait-e et il y a 5 marches entre chez vous et l'ascenseur.

Vous les avez descendues et remontées ces marches, tout pleiiiiin de fois, sans aucun problème. Bon un-e invité-e de mauvais augure vous a fait remarquer qu'avec les motifs bizarres de la moquette c'est un peu piégeux, on ne voit pas bien les marches et le relief, et cet-te invité-e vous demande combien de fois vous êtes tombés dans ces escaliers. Euh en fait zéro, mais merci de nous mettre la pression. 

Bon vous oubliez plus ou moins ces paroles prophétiques, mais ça doit bien rester dans un coin de votre crâne. Quelques jours plus tard, miss Crème se rétame dans ces mêmes escaliers, rattrapée de justesse par son papa. 

Là vous vous dites que le sort est levé, votre famille est protégée, mais non, ce serait trop facile, et le début de ce billet n'aurait aucun sens.

Reprenons donc. Vous avez un peu pris du poids, vous êtes distrait-e et il y a 5 marches entre chez vous et l'ascenseur. Il n'y a rien de changé par rapport aux autres jours, sauf que cette fois-ci, vous loupez une marche, ou vous mettez votre pied de travers, je ne sais plus trop, le fait est que votre cheville atterrit sur le pallier de travers.

La mauvaise nouvelle c'est que votre cheville est pourrie et que de travers plus le poids plus l'élan = elle se plie encore plus.

La bonne nouvelle c'est que votre cheville est pourrie et que du coup elle a l'habitude de se tordre. Elle prend donc une position anormale et fort douloureuse, mais ça ne veut pas forcément dire que quelque chose est cassé. 

Bien sûr vous êtes seule à la maison, sinon ce ne serait pas drôle. Vous vous retrouvez donc assise par terre sur le pallier, avec un gros bidon, une cheville qui vous donne envie de pousser la chansonnette version tyrolienne sous amphétamines, sans personne pour vous aider. Vous rentrez donc chez vous tant bien que mal, en remontant les marches bien sûr, ôtez vos chaussures(*), récupérez des glaçons, les mettez dans un sac étanche, enrobez le tout d'un torchon avant de rejoindre le canapé(*), de mettre votre patte en l'air et de l'emballer dans votre remède(*). Ah ben tiens pour une fois vous êtes contente d'avoir des collants de contention, pas besoin de bandage, la cheville est ivitée à laisser le sang circuler normalement.

Et là vous remerciez Cupidon de vous avoir dirigée vers un homme qui est non seulement fantastique en soi, ne serait-ce que de vous supporter chaque jour, mais qui en plus est un expert en gestion quotidienne et qui une fois de plus assure pendant que vous vous contentez de lire des histoires pour occuper les filles, tout en les empêchant de vous écraser le pied.

Mais rassurez-vous, le lendemain même, nous sommes allés faire des courses en famille et j'étais tellement handicapée que j'ai préféré marcher 10mn que d'attendre le tram' 10mn. Rien de bien dramatique comme vous pouvez le constater.

Ah mince j'ai failli oublier un détail. Quand vous vous êtes vautrée sur le pallier, vous étiez bien entourée, de trois charmants sacs. Oui parce que la mission héroïque pour laquelle vous avez testé fort douloureusement l'élasticité de votre cheville, c'était de… sortir les poubelles ! La grande classe, non ?

 

(*)ouille

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Published by Blabala - dans Délire total
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commentaires

Pôti 24/07/2012 22:17

Ce n'est pas charitable si je rigole, c'est ça ?
Ben alors... je ne suis pas charitable... mais ce n'est pas de ma faute, mais celle des chants tyroliens !

Blabala 25/07/2012 08:48



Pourtant si je pouvais espérer de la compassion d'une personne comprenant la détresse qu'il y a quand on se vautre dans les escaliers en se tordant la cheville c'était bien de toi. Mais je
reconnais, les chants tyroliens étaient là pour essayer de faire rigoler, alors je te pardonne ;o)



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  • : Adieu Paris, Bonjour Nancy
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