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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 20:37

Fuyez nous, ou vous êtes perdus ! Voilà comment j'aurais aussi pu intituler ce billet.

Pourquoi ? Nous avons attrapé le virus. Lequel me direz-vous ? Non, pas la lecture ni Candy Crush, ça c'était perdu depuis longtemps. Non, nous avons attrapé un autre virus. Rien que son nom fait peur : 2048.

Qu'est-ce que 2048 ? Jusqu'en février 2014 c'était une puissance de 2, et même 2 puissance 11 pour être précis. Ca n'intéressait pas grand monde à part les informaticiens.
Et depuis ? Depuis un gars de 19 ans a décidé qu'il serait sympa de faire perdre leur temps, leurs amis et leur vie sociale au plus grand nombre de personnes possible. Du coup il a créé un jeu tout bête, un jeu où on déplace des carrés de couleur dans une grille, et quand deux carrés de même valeur se rencontrent ils fusionnent et prennent une valeur deux fois plus grande. Et pour gagner il faut partir de tuiles à la valeur 2, pour atteindre le Graal : une tuile de valeur 2048 ! Ca a l'air bête ? fastoche ? ennuyeux ? Allez donc le dire aux gens qui ont joué des dizaines de millions de parties à ce jeu.

Il faut l'avouer, j'ai été la première de la famille à succomber. En plus je n'y arrivais pas, et les rares autour de moi qui avaient réussi s'amusaient à crâner sur internet. J'ai feint l'indifférence mais le jeu ne s'y est pas trompé, il m'a eue. Si on rajoute là-dessus le fait qu'un copain, Flamme pour ne pas le citer, nous en a reparlé, histoire de montrer que ce jeu était trop facile pour lui et qu'il gagnait à chaque fois(*). Lux a voulu essayer, comme ça, une fois, par curiosité. Et puis, d'une fois de temps en temps il a fini par m'emprunter mon téléphone, et lorsque j'ai osé gagner, il a fini par l'installer sur son téléphone, parce que quand même il ne fallait pas que je sois la seule à y arriver(**).

Jusque là ça allait, une addiction partagée entre adultes consentants. Oui sauf que forcément ça s'est vu et que Bulle a voulu le tester. On s'est dit que ça n'engageait à rien, et qu'elle allait se lasser, mais non, le pouvoir d'addiction atteint aussi les sizans. La demoiselle a bien compris le principe, s'est prise au jeu et a même réussi à aller assez loin, bien concentrée.

Pour notre défense, on pouvait se dire avec juste un peu de mauvaise foi qu'elle révisait ses doubles, et que c'était une façon de faire ses devoirs pour la rentrée. Non ?

Là-dessus est arrivée... Crème. Jalousie fraternelle aidant, elle a bien évidemment voulu tester. Seulement c'était fait avec le style Crème, à savoir qu'elle regardait à peine l'écran, agitait son doigt dans tous les sens sur en poussant de petits gloussement d'excitation... et ça marchait. Elle a fini par faire plus de 3000 points à sa première partie. Et oui c'est beaucoup, surtout pour une surexcitée aléatoire.

Et le duo de soeurs s'est mis à l'oeuvre :

- Bulle pestant quand sa soeur loupait des trucs évidents, essayant en vain de la calmer parce que là il y avait un truc à faire, mais n'ayant pas le temps de finir sa phrase que sa soeur avait déjà fait trois mouvements entre temps, et perdant un peu patience.

- Crème, finissant par comprendre les règles du jeu en regardant jouer sa soeur et du coup en ayant le temps de se poser des question, agitant le doigt devant un carré rouge en disant "celui-là", parce que bien sûr, à 4 ans 1/2, 16 ou 64 elle ne sait pas le lire :o)

Sous l'excuse que ça faisait réfléchir j'ai même installé le jeu sur notre tablette et laissé les filles se battre pour l'utiliser en me laissant mon téléphone (gnark gnark).

Enfin bref, la seule encore préservée est Plume, pour qui un téléphone portable est une chose qui a deux utilités : être rapporté à son propriétaire pour avoir des félicitations, ou le laisser tomber en chemin. Du coup dans le doute on ne le lui laisse pas toucher, et elle a pour le moment échappé au virus. Je dis pour le moment, parce que la façon frénétique de Crème de jouer pourrait franchement lui plaire et je n'exclus pas que ce soit le sujet d'une de ses prochaines colères(***).

(*) mais bon, il m'a quand-même donné des conseils précieux alors je ne vais pas trop l'enfoncer (quoique, en préparant ce billet j'ai retrouvé ces précieux conseils sur... Wikipedia, et ils ont l'air assez connus)

(**) et d'ailleurs, profitant de mon expérience et de mes conseils avisés, évidemment, il y est arrivé en beauuuuucoup moins de parties que moi.

(***) aussi fréquentes qu'intenses et brèves (heureusement).

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 20:29

Eh oui, finie l'exclusivité des grandes, maintenant ma miss Plume se met à causer. Bon pour le moment même en tant que mère gaga, je dois reconnaître que sa langue tient plus du yaourt que du français, mais tout de même souvent on comprend des choses. Du coup la demoiselle inaugure ses billets de bons mots. Pour une première il va falloir tendre l'oreille pour essayer de comprendre.

Dans la catégorie "c'est pas parce que je t'arrive au genou que je vais me laisser faire" :

Sa soeur lui proposait de lui raconter une histoire. Elle, royalement installée sur son trône (le pot) a donc pris un air de mamzelle je sais tout pour lui répondre, sa première phrase de 7 syllabes et 8 mots :

"nan est ma i lit e li !"

Ce qui en français classique donne : "Non c'est moi qui lit le livre !" Au moins ça c'est dit !

Dans la catégorie "prends-toi ça dans les dents" :

Moi : "Alors, tu as une baleine dans ta chambre ?" (sur son mobile, elle me le répète en boucle dès que je lui change la couche).

Plume : "nan. Est làààà !!" (en me montrant du doigt) "Est là aleile !" (14/04)

Au cas où vous n'auriez pas compris, "elle est là la baleine". Merci mon poussin, moi aussi je t'aime ;o)

Et pour finir cette première, pas plus tard que ce matin, je l'entends dans l'escalier, monte et la retrouve dans notre chambre. Au deuxième étage tout de même, elle partait du rez de chaussée. Oui bon je sais, on la laisse monter les escaliers seule, vous pouvez contacter les services sociaux. Mais reprenons. Je lui demande donc ce qu'elle fait là, sans trop d'espoir d'obtenir une réponse exploitable, mais j'étais défaitiste. La demoiselle me répond, très distinctement :o) :

"sèsé alon alile !"

Vous faites moins les malins hein ? à votre imagination ! Trouvez donc une proposition crédible !

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Non non on se fait une idée avant d'aller lire la réponse !!

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Ca y est vous vous êtes fait une idée ?

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Si non remontez plus haut, si oui notez là dans votre commentaire à la fin.

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Non non elle n'a pas fait sécher son pantalon à Lille.

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La demoiselle me disait donc très clairement qu'elle venait "chercher le ballon de [Plume]". Son ballon donc. Oui elle ne sait pas qu'elle s'appelle Plume du coup pour vous c'est plus difficile, et ça me permet de retranscrire le message tel quel en préservant son anonymat. Je lui explique donc que son ballon n'est pas dans notre chambre(*), mais que je pense qu'il est en bas. Deux étages de désescalade plus tard, la demoiselle se met à chercher dans le salon.

Seulement chercher pour plume ce n'est pas un travail à prendre à la légère. Elle va donc un peu partout. Elle se promène en disant "[p]as lààààà !". Elle déplace son fauteuil pour voir si le ballon, de 20 cm d'épaisseur tout de même, ne serait pas caché dessous : "as lààààà".

Mais, mon préféré, elle s'aplatit au sol, la tête posée par terre en regardant sous un meuble : "as lààààà !". Là je n'ai pas pu m'empêcher de rigoler. Oui elle m'a vu le faire pour retrouver des Lego ou autres, mais là il y a peut-être 3cm sous le meuble, et elle y cherche un ballon juste énorme.

Rassurez-vous tout de même, le ballon a été retrouvé : il était sagement en train de l'attendre ... dans la poussette de poupée. Tout est normal.

(*) eh non, voler des ballons ne fait pas partie de nos vices

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Published by Blabala - dans Plume
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 08:50

A défaut de faire de longs billets, un petit qui prend une minute.

Faire de la recherche ça consiste à trouver des choses. Certains ensuite calculent leur efficacité avec des ordinateurs, plein d'expériences, mais pour d'autres comme ça concerne un ressenti humain, ça doit être évalué par des humains. Voilà donc ce que j'ai fait ce matin.

Participer à l'évaluation d'un outil informatique conçu par des collègues.

OK.

Réfléchir et se casser la tête pour savoir si cet outil coupe bien des phrases complexes (en anglais) pour en faire des plus simples en préservant le sens.

OK [début de surchauffe].

Mais trouver parmi ces phrases la description (scientifique certes) d'une position du Kama Sutra, décrivant quelles parties privées du corps de l'un étaient exposées à quelle partie du corps de l'autre, euh, comment dire... ils n'avaient pas d'autre phrase à disposition ???

[petite réflexion sur le Kama Sutra du matin]

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Published by Blabala - dans Boulot
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 18:38

Un matin comme un autre chez nous. Démarrage difficile pour Crème parce que, je cite (presque), "C'est pas bien le centre de loisirs, je veux aller à l'école. Parce que la sieste c'est trop longtemps, et si je me réveille je me fais gronder par les animateurs. Je veux rester tout le temps à la maison !"

Bon, ce genre de phrases est à relativiser étant donné que tous les mercredi je la récupère ravie de sa journée : "et on a appris un nouveau pas à la danse... , et regarde le beau dessin que m'a fait Chloé(*)..., et on a fait une marionette, et... et..." Du coup je prends ces plaintes pour ce qu'elles sont, une petite protestation accompagnée d'une dose raisonnable de "tu me laisses il faut bien que tu payes un peu" et d'une bonne dose de besoin d'attention. Tant qu'elle s'éclate au centre de loisirs, si elle veut me faire la tronche le matin, c'est de bonne guerre.

Après un bon câlin ça va mieux, et je lui demande qui est ma fille chérie(**). Dans un sourire sous une larme elle se montre le torse avec un "moi" convaincu. Et là pour rebooster le moral encore un peu je pose LA question : "Et je t'aime grand comment ?".

Erreur de débutante : j'ai posé cette question en étant tout près d'elle (forcément on venait de faire un câlin). Du coup quand la demoiselle a étendu ses bras pour montrer toute l'ampleur de mon amour, elle a emporté au passage ma joue(***)... puis ma paire de lunettes, qui par une très grande chance n'est pas allée s'exploser par terre ni même atterrir dans le pot de confiture à la framboise. Non elle est restée sur ma tête, avec une branche quasi dans l'oeil mais bon, il ne faut pas trop en demander.

Je lui en aurais bien voulu, mais elle a eu l'air si désolée que même moi je fonds, et de plus avec mon lourd passé je me dois de faire preuve d'un peu d'indulgence.

Quel lourd passé ? J'en ai oublié/occulté une bonne partie mais j'ai tout de même réussi à tordre des lunettes (pas les miennes hein) un bon nombre de fois, mais mes hauts faits sont :

- de m'être assise sur les lunettes de mon copain d'alors(*v) pas de ma faute, il les avait mises sur un fauteuil sous une serviette !!!

- d'avoir explosé une paire de lunettes (de mon futur mari), verre tombé et explosé, en... tentant de lui faire un bisou(*v).

La classe, non ?

(*) là s'insère une séance de larmes... de Bulle, qui bien sûr est terriblement jalouse du dessin de Chloé, il faut dire qu'elle prend le temps Chloé, et elle dessine des princes, princesses, coeurs et escargots.

(**) que les défenseurs de l'égalité familiale se rassurent, j'ai trois filles chéries, et chacune répond "moi" (ou "mâââ" pour Plume) à cette question. C'est juste que "qui est l'une de mes filles chéries" c'est plus correct mais un peu long.

(***) purée ça fait bizarre, ça faisait trèèèès longtemps que je n'avais pas eu de claque

(*v) il me parle encore depuis, la preuve que ce n'était pas que de ma faute...

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:31

S'il y a une chose sur laquelle repose mon approche de la pédagogie, c'est les Carambar. On ne mesure jamais assez l'apport qu'il peuvent avoir dans la transmission du savoir. Cela sert à la fois à tester la confiance en soi, et en tant que mesure de dissuasion(*).

En gros dans pas mal de mes cours je pose des questions aux étudiants, ou je leur donne des exercices à faire. Ils répondent (souvent), correctement (des fois) mais pas toujours en réfléchissant beaucoup. L'idée de mettre un enjeu c'est de tester la conviction qu'ils ont que leur réponse est vraie. Alors des fois je parie avec eux sur leur réponse. Si elle est bonne je leur donne un Carambar, sinon ils m'en doivent un. Cela les amène à réfléchir un peu plus, à remettre leur solution en cause, bref c'est pédagogiquement intéressant. Et histoire de brouiller les pistes je parie quand je sais que j'ai raison(**), quand je sais que j'ai tort aussi, et même des fois avant de connaître leur réponse. Pourquoi parier des Carambar et pas des Ferrari ? La réponse est simple : outre la valeur symbolique, sa faible valeur marchande encourage les étudiants à parier même s'ils ne sont pas totalement sûr, et surtout elle me garantit d'éviter toute sanction disciplinaire au cas pas si improbable où un étudiant jugerait bon de dénoncer mon comportement peu orthodoxe à ma hiérarchie.

D'ou je sors cette idée tordue de dealer des carambars avec mes étudiants ? Eh bien ça vient de l'époque ou j'étais jeune, avais toute mes dents et aucun cheveu blanc (il y a longtemps donc). Enfin bref, j'étais étudiante, je découvrais la programmation, et j'avais l'orgueil et l'inconscience de prétendre qu'un programme que j'avais écrit mais jamais testé était correct. Du premier coup. Mon enseignant d'alors, d'un air un peu narquois, m'a proposé de parier, un enjeu symbolique et de valeur marchande limitée : un Carambar. J'ai perdu, évidemment, mais j'ai appris. Et depuis je transmets, j'adapte, je fais à ma manière. Un grand merci à Moôôsieur fl à qui je dois en partie d'être devenue ce que je suis (non non le côté barré ce n'est pas de sa faute).

Oui bon jusque là c'est bien sympa, mais il est limite pas drôle ce billet, je ne me suis encore pas ridiculisée, je vous ai habitués à mieux. Ne vous en faites pas, ça vient.

Il y a quelque temps donc j'avais parié et gagné un Carambar auprès d'un étudiant. Comme il est interdit de manger dans les salles de cours, et que je respecte parfaitement cet interdit(***), je l'ai glissé dans ma poche arrière en attendant une irrépressible envie de me déchausser une ou deux dents. Seulement soit j'ai oublié soit l'envie irrépressible s'est fait attendre, et le Caramabar a attendu(*v).

Un jour en rentrant du boulot je sens un truc assez inconfortable et je finis par mettre ma main dans ladite poche, pour sentir que le Carambar a fondu, s'est dérasé au point de sortir de son papier, a envahi la poche et que tout a collé. Poursuivant mon chemin, je tente assez maladroitement de décaraméliser ma poche au maximum. En d'autres termes je marche en faisant ce qui ressemble à se gratter les fesses. La classe totale.

Et qu'est ce qu'il pourrait y avoir de plus sympa que marcher en tentant d'enlever un truc tout collant d'une poche derrière soi et qu'on ne voit pas ? Entendre un "bonjour" et tourner la tête pour voir un étudiant qui a marché derrière soi assez longtemps pour nous voir nous contorsionner, la main sur les fesses, mais pas assez pour savoir qu'il y a une explication pas trop honteuse à ce comportement.

(*) quand on me demande pour la 1000ème fois de corriger la même erreur, je préviens que s'ils me demandent de corriger une telle erreur ça me vaudra un Carambar. En général ils trouvent leur erreur de suite. Magique !

(**) et oui je sais quand j'ai raison. Je suis une pro, non mais ! Bon en vrai une fois j'ai soutenu mordicus un truc totalement faux pendant au moins 5mn à un étudiant (c'est ça que de ne pas connecter ce qu'on dit et ce qu'on droit). Il n'a pas lâché, a fini par me prouver qu'il avait tort… et a gagné un paquet de bonbons.

(***) du moins c'est ce que je prétendrais à mon procès ;o)

(*v) si je récupère une connexion digne de ce nom je pourrai mettre la photo.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 22:40

Oui bon je sais, j'ai déjà fait un billet sur le sujet, mais bon excusez, quand votre vie tourne autour d'un seau, de lavages de mains et de WC on a un peu la tête dans.. enfin bref l'imagination est un peu guidée (**).

Après la fille, dans la famille Bala, je demande la mère. Bla Bala. Bon bien sûr vous me connaissez. Si je peux transformer une mésaventure insipide en gros n'importe quoi je le fais. Là encore une fois ça n'a pas loupé.

Journée normale, je ne me méfie pas, mais la journée avançant je sens que ça ne va pas le faire, et je me dis que je ne vais pas faire de vieux os. Quitte à me faire traiter de fonctionnaire, je vais faire en sorte d'être chez moi quand ça n'ira vraiment pas. Je rentre donc, et tout le temps je me dis qu'aller chercher les grandes ça risque d'être difficile. Je me concentre, je vois défiler les stations, et là ça se dégrade. Je commence à avoir chaud, et ça pour moi c'est signe que je ne vais pas tarder à repeindre le sol. Il ne me reste plus qu'une station, mais je me dis qu'elle ne va pas arriver assez vite. J'appelle Lux et ai le temps de lui dire que je ne peux pas aller chercher les grandes. Là c'est bon, j'ai atteint mes limites. Tiens, c'est ma station, mon déjeuner est toujours avec moi. Elle est arrivée vite finalement. Je sors un peu confuse et m'assied sur le banc. Et là je vois que plusieurs personnes se penchent sur moi, si ça se trouve même on m'a aidée à sortir du tram'. Et on me parle d'appeler les pompiers. Quoi ? Qu'est-ce qui leur prend ? Ils n'ont jamais eu de gastro ? Bon apparemment je comprends que quand j'ai eu chaud je me suis un ch'tit peu mentalement absentée, et je dois être assez blanche pour que ça flippe tout le monde.

Et là le délicieux moment de solitude, où il faut avouer à ce public anxieux et prévenant que non les pompiers ça ne va pas le faire, que non ce n'était pas une attaque ou un malaise héroïque, mais juste les effets de bord d'une vulgaire gastroentérite, et que non il ne faut pas m'emmener à l'hôpital mais juste me laisser rentrer à la maison avant que mon cas ne se dégrade. Et là arrive un gars de Stan (la compagnie de transport) en voiture de service, à qui son collègue dit que je refuse qu'on appelle les pompiers. Trop tard, un pompier débarque en voyant l'attroupement, et je donne ma troisième représentation de "laissez moi rentreeeeer". Il me file un cachet avant de partir(*v). Du coup monsieur Stan, très gentil, accepte qu'on laisse tomber les sirènes, mais me dit qu'il ne peut pas me laisser rentrer seule. Je me fais donc rouler à la maison, en compagnie d'un monsieur avec qui je n'arrive pas à aligner trois mots... et d'une demi douzaine de composteurs à l'arrière. Eux non plus n'ont pas dit grand chose d'ailleurs.

J'arrive tout de même à la maison, sans avoir dégradé la Stanmobile, et en laissant Lux quitter le boulot plus tôt pour se ruer à l'école chercher les grandes, se rendre compte qu'on est mercredi, centre de loisirs, et que ça finit à 17h30, accélérer vers la crèche et Plume, sprinter pour récupérer les grandes, enchaîner sur les courses en drive, speeder jusqu'à la maison, gérer la cuisine en 15mn et avec un handicap d'environ 50kg (en trois morceaux (deux bruns et un blond pour ceux qui n'auraient pas compris)), les crises de je veux mamaaaaan et tout le toutim. Mais ne vous en faites pas, il a eu sa revanche. Le troisième c'est lui, et j'ai eu le droit à une soirée à la tête de la tribu plus une journée ménage/courses/recevoir la copine de Crème tout l'aprèm, avec chasse au trésor… pendant qu'il avait la garde du seau(v*) et la mission de ne pas mettre les pieds en bas où séjournait la copine. Nous avons une vie fooormidable(v**).

Et le petit détail qui twiste ? En me relevant de mon banc, je suis surprise : j'ai mal au pied. Pourtant je ne suis pas tombée dans le tram'. C'est étrange. Quelques heures et quelques points de tension plus tard, je comprends. En partant un peu en live, j'ai laissé tomber Lux… et mon téléphone(v)… pile poil sur mon pied, et je me le suis explosé. Ca fait maintenant trois jours et plier mes orteils ou marcher sur une surface bosselée me fait bondir. Mais bon c'est là que je remercie les Nancéiens ou assimilés. Sur mon banc on m'a livré mon béret… et mon joli téléphone tout neuf que je n'avais pas réalisé avoir perdu. D'un autre côté il est dangereux ce téléphone comme arme de destruction ciblée. Ils ont plutôt été prudents.

(*) merci à Agathe pour l'inspiration du titre. En même temps c'est une compèt' nulle : notre score ne peut que baisser.

(**) et puis du fait d'une cochonnerie dans mon oeil je me la joue blogueuse(***) cyclope, ça n'aide pas.

(***) correcteur orthographique je te zute. Si tu ne connais pas le mot blogueuse c'est ton problème, mais là blagueuse en ce moment je tape en dessous de la ceinture (en même temps ça reste dans le thème) alors je vais essayer d'éviter d'en laisser trace sur le net.

(*v) Un anti diarrhéique. Ou des amphét', je n'en sais rien après tout, je n'ai pas vu la boite, mais au point où j'en suis je prends. Si on ne peut plus faire confiance à un pompier

(v) j'en ai reparlé avec lui (Lux, pas le téléphone), et après ma première et seule phrase je ne lui ai plus répondu. Il a cru que je captais mal. En fait il causait avec mon pied.

(v*) et je l'aurais bien pris ce seau. Pour le ménage. Non mais vous suivez ? Du coup j'ai dû en décaper un autre. Noter sur la liste. Un seau. Propre.

(v**) et encore je vous ai épargné les deux varicelles enchaînées et la broncho pneumopathie. Pour la névralgie je me réserve le droit de vous en raconter un chouïa.

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Bon là je confesse, dans tout ce billet je me suis retenue pour ne pas mettre 4 jeux de mots cracra (et donc dans le thème). Ca devient limite surhumain. Avez vous l'esprit aussi tordu que moi ?

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Published by Blabala - dans Petits échecs
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:23

Aujourd'hui je suis arrivée en examen, avec un grand sourire, en disant bonjour aux étudiants. Oui sauf qu'au dessus de ce grand sourire il y avait quelques cernes.

Retour deux jours en arrière. De retour de week-end, et pour la première fois depuis des mois, notre Bulle dit ne pas se sentir bien en voiture.

A peine 1/4 d'h de route et elle veut s'arrêter. Comme on n'a pas super envie de la voir repeindre la voiture (elle l'a déjà fait, plusieurs fois, y compris le jour de son inauguration (*)), on obtempère. La demoiselle veut marcher, OK, et de l'eau. Oui sauf que comme c'était un peu urgent on s'est arrêté à la première aire toute moisie que l'on a trouvé. Et si elle ne se sent pas très bien je doute que de l'eau servie dans un robinet d'une propreté douteuse puisse l'aider. On repart donc. S'ensuit un trajet un ch'tit peu stressant où la demoiselle au choix dit qu'elle ne va pas bien ou arrête totalement de me répondre genre endormie les yeux ouverts.

La soirée se passe plutôt bien jusqu'à ce que l'on entende notre Bulle pleurer/appeler depuis son lit. J'arrive juste pour la voir, allongée sur le dos, rendre son dîner qui s'élève dans les airs tel un geyser à grumeaux, puis lui retombe en flaque en plein dans le visage(**). Miam.

Lux est appelé à la rescousse, il gère le lit et je gère la demoiselle, en pleine forme, qui me raconte sa vie pendant que j'essaie d'enlever tous les morceaux (***) de trucs de sa chevelure. Positivons. Apparemment elle va mieux. C'est déjà ça. Et puis c'est arrivé avant qu'on se couche. Ca aurait pu être à 3h du matin.

Le lendemain pas d'appel. On a bien entendu quelqu'un tousser/pleurer un instant, mais ça s'est arrêté de suite. On n'a même pas eu le temps d'identifier la source du bruit(*v). Sauf que quand Lux monte se coucher, il redescend de suite. "On a un problème." Le problème se sent dès la troisième marche de l'escalier. Quelques marches plus haut je découvre la situation : non seulement elle a encore été malade, mais... elle ne s'est même pas réveillée (v) !!! Re-répartition des tâches, re-décrassage des cheveux, pendant qu'elle m'explique, toute désolée, qu'elle ne s'en est même pas rendu compte. Pauvre puce...

Ce coup-ci je finis la nuit dans sa chambre. Le coup de "je ne me réveille même pas" ça me stresse un peu tout de même. Mais bon, positivons : ça aurait pu arriver à 3h du mat', et si elle ne s'est pas réveillée c'est bien qu'elle n'a pas eu trop mal. Et puis du coup j'ai gagné le droit de l'accompagner aux toilettes 3 fois entre 5 et 6h du matin, tout en lui expliquant que non je n'étais pas disposée à papoter, que ce n'était pas le matin mais la nuit et que, oui, je voulais dormir.

Le matin finit par arriver pour apprendre que non, mettre un peignoir pour se tenir chaud au ventre ça fait "grand-mère"(v*) et que donc du coup elle n'allait pas le faire.

Et pour faciliter les choses j'ai deux filles à table. Une qui veut rester à la maison, une qui veut aller à l'école. Manque de bol ce n'est pas la bonne. Ce serait trop simple. Mais bon, positivons : je suis à l'heure pour mon examen, et il y a même un rayon de soleil. Que demander de plus (v**)?

Donc oui, ce matin en disant bonjour à mes étudiants, j'avais un peu de cernes sous les yeux. Faites des enfants. Que du bonheur qu'ils disaient.

(*) l'inauguration de la voiture, pas de Bulle.

(**) note importante : ne jamais vomir allongé sur le dos

(***) note importante 2 : insister pour qu'elle mâche mieux ses aliments, ou bien lui raser la tête, au choix.

(*v) cela dit j'ai progressé, c'était vraiment un de mes enfants, pas un chien ni un corbeau dehors !

(v) c'est ce qui s'appelle avoir le sommeil lourd. Ca lui vient de sa marraine

(v*) et pan dans mes cheveux blancs !

(v**) non ce n'est pas une vraie question

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Published by Blabala - dans Bulle
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:12

Ce soir chez nous c'était animé.

Il y avait une princesse indienne et deux princesses roses.

On a essayé de me faire porter un chapeau (de fée, vert, avec des rubans). J'ai décliné.

Plume s'est approchée du chapeau avec un air de prédatrice, j'ai mis le chapeau.

Elle a essayé de me le piquer. Je me suis battue pour garder un chapeau de fée sur la tête.

J'ai maquillé 6 yeux.

J'ai maquillé trois bouches.

J'ai re-maquillé une bouche pour mettre du gloss qui brille.

J'ai vernis 10 doigts taille 6 ans.

J'ai encore vernis 10 doigts taille 6 ans.

J'ai vernis 10 doigts taille 4 ans 1/2.

Je me suis dit qu'après tout c'était moi la femme de la maison.`

J'ai vernis 10 doigts taille 36 ans.

Je me suis extasiée devant une pile de 12 cubes, puis une pile de 15 cubes puis une pile de 10 cubes puis une pile de 16 cubes.

Lux a appelé tout le monde pour le dîner. Je lui en ai été très reconnaissante.

J'ai demandé aux princesses d'ôter leurs robes pour le dîner. Elles ont refusé. J'ai demandé aux princesses de relever leurs manches et de se protéger. Les princesses ont mis des bavettes (de princesse) pour ne pas salir leurs robes.

On a lu le paquet de fromage râpé à table. On m'a expliqué que 10 plus 10 ça fait 20, et que d'ailleurs elle le savait depuis ses 3 ans 1/2.

Une princesse s'est mise en chemise de nuit de princesse. Une deuxième princesse a fait pareil. La troisième nous a expliqué que c'était la seule chemise de nuit à sa taille alors on allait dire que c'était une chemise de nuit de princesse.

Les princesse se sont lavé les dents.

La petite princesse nous a expliqué que c'était la seule chemise de nuit à sa taille alors on allait dire que c'était une chemise de nuit de princesse.

J'ai pris une princesse sur mes genoux, une à ma droite, une à ma gauche. J'ai lu une histoire de princesse. Ca leur a plu. J'ai lu une deuxième histoire de princesses. Ca leur a plu. J'ai dit qu'il était l'heure de dormir.

La petite princesse nous a expliqué que c'était la seule chemise de nuit à sa taille alors on allait dire que c'était une chemise de nuit de princesse.

J'ai fait tout plein de bisous, écouté tout plein de belles choses de leur journée.

J'ai laissé papoter les princesses.

J'ai dit qu'il était l'heure de dormir. Ca a continué à glousser.

J'ai dit qu'il fallait se taire. Ca s'est mis à chuchoter.

J'ai redit qu'il fallait se taire. Ca a chuchoté moins fort.

J'ai redit deux ou trois fois que là ça suffisait. Je n'ai plus rien entendu.

Je suis redescendue. Je me suis vautrée dans le canapé.

Bref, ce soir chez nous c'était soirée princesses.

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Published by Blabala - dans Famille Bulle Crème
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 22:30

Oui bon je sais, on n'est pas le 6 décembre, mais apparemment Saint Nicolas est en avance cette année. Ce matin justement il passait dans l'école de Crème(*). La semaine dernière nous en avons été avertis, et on nous a demandés si nous étions d'accord pour que FR3(**) filme nos enfants. Je me suis dit qu'on ne risquait pas grand chose, pas de détournement des propos des enfants à des fins douteuses, alors j'ai signé.

Ce soir en allant la chercher il y avait un mot sur la porte de l'école : diffusion à 19h. Je demande donc à ma Crème si sa journée s'est bien passée, et s'il y avait les gens de la télé à l'école. Elle me répond que non, j'explique, une caméra, des gens qui viennent poser des questions. Toujours non. Je me dis que bon, ce n'est pas grave, elle a l'air de s'en moquer, les journalistes ont du passer dans une autre classe.

Pour vérifier je lui demande si Saint Nicolas est passé dans les classes, elle me répond que non, il est venu pour toute l'école dans la salle de jeux. Alors là je me demande comment elle a pu louper une caméra pro et des gens étrangers à l'école qui posent des questions. A 19h on se met quand même devant la télé. Elle devait être loin de la caméra mais bon au moins elle reconnaîtra l'école et l'un ou l'autre copain, ça peut l'amuser.

Ca commence par une autre école, les leçons de morale, les livres offerts (on voit même celui de Crème). Et puis il arrive à l'école de Crème, on le voit entrer dans la salle, j'essaie de voir les enfants de loin et là, je vois ça :

Saint Nicolas, et tralala.

Ah ben non il n'y avait pas la télé à l'école, elle ne l'a pas vu(***).

Dé-pi-tée(*v).

(*) Bulle était trop triste ce soir, son maître lui a dit que Saint Nicolas ne passait pas dans les écoles primaires. Le drame.

(**) oui oui, FR3, apparemment nous sommes dans une faille temporelle, ici nous sommes encore dans les années 80/début 90

(***) oui bon je sais, il n'y avait pas de poste de télévision à l'école, mais j'avais décrit la caméra, tout ça. Pffff.

(*v) mais un peu surexcitée d'avoir vu ma Crème à la télé. Pour les curieux la rediffusion du 19-20 de France 3 Lorraine du 2 décembre peut se trouver ici.

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Published by Blabala - dans Crème
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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:53

Magali (la première avec le plus grand nombre de points)

… et Lucie P. qui a eu autant de points mais qui avec des 31 ans de moins mérite d'avoir gagné aussi.

Bravo à vous deux, vous avez gagné un dessin à choisir dans la série, qui sera accompagné d'une autre princesse surprise dessinée par soit la marraine de Bulle soit moi, et coloriée par Bulle.

Il vous reste juste à choisir votre cadeau :o)

Et sinon ces dames (il n'y a plus de demoiselles, on m'a dit) ont trouvé et les dessinatrices et les princesses pour tous les dessins, sauf le dernier.

Il y avait, dans l'ordre :

- Jasmine (la copine d'Aladin) par Bulle,

- Blanche Neige par Bulle

- Ariel par Crème

- Cendrillon par Bulle

- Belle par Crème

- Aurore par Bulle

- Tiana par Bulle (ne me demandez pas qui c'est, je n'en ai aucune idée)

- Raiponce par Crème

Mais il reste encore une question en suspens : qui Crème a-t-elle bien pu représenter dans son premier dessin (qui figurait en dernier) ? Personne n'a trouvé. Avez-vous une autre idée ?

Un "indice" : personnellement je crois que ce serait la dernière des princesses que j'aurais proposée, vu le dessin.

Sinon le classement est :

16 points : Magali, Lucie P. et Pôti(*)

14 points : Maman Rigole et Gwenn

13 points : Boma

10 points : Nat

8 points : Virginie

Et avec une participation partielle : Bé (4 points), Rhalala (2 points) et Boycocotte (1 point)

Bravo à toutes (sauf si Bé est un homme) !!!

(*) qui a tout trouvé mais est arrivée trop tard

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Published by Blabala - dans Bulle Crème Concours
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