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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 21:58

Nous arrivons donc devant notre avion jouet. A pieds bien entendu. Ils n'ont pas mis un bus jouet à notre disposition pour y aller. De près il a l'air légèrement plus grand. On n'a pas besoin de chausse-pied pour y entrer, et on a même besoin d'un escalier pour y monter.

Par contre pour le jet privé on repassera. Dedans on se sent très à l'étroit. Des sièges standard, pas d'accoudoirs confortables, pas de coupe pleine de bulles offerte(*). L'avion a 18 places. Un étroit chemin(**) central et un fauteuil de chaque côté. Bon au moins notre voisin de côté ne nous gêne pas. C'est toujours ça. Oui sauf que du coup, avec le boucan d'enfer que l'on entend dans l'avion, le chemin central a beau ne pas être large, il faut toucher le bras de son voisin(***) pour qu'avec la concentration, le peu qu'il entend, et le fait de lire sur les lèvres il réussisse à comprendre ce que vous lui criez.

Avec 4 passagers pour 18 places, du coup on peut choisir son siège. C'est d'ailleurs ce que fait le monsieur devant moi, qui décide de changer de côté(*v). Mais avec la taille de l'avion, ce qu'il y a c'est que quand quelqu'un change de bord on s'imagine que l'avion va se retourner du coup. Mais non, l'avion continue sa route.

Pareil on m'avait parlé du manque de stabilité d'un tel avion dans les turbulences. Je dois dire que je naviguais entre l'appréhension et la curiosité, histoire de vous raconter l'aventure, les objets qui volent et le tour de montagnes russes en bonus. Mais non. Les seules turbulences ont été évitées par le commandant de bord. Même pas bon joueur le gars. J'ai juste eu l'histoire racontée par l'hôtesse de l'air(v) de son voyage de la veille où elle s'est retrouvée la manche repeinte par sa propre boisson qu'elle espérait boire tranquillement, son service fini.

Mais le plus marquant dans cet avion c'était la hauteur. Je crois que je tenais debout dedans, mais par réflexe, je baissais un peu la tête. Et puis, gain de place oblige, il y avait un endroit à mi-chemin où le sol était plus haut(v*) et là il fallait bien faire gaffe pour ne pas se fracasser la tête au plafond, et ne pas se prendre les pieds non plus :o) Bon je ne vais pas trop me plaindre, je mesure 1m72. L'hôtesse non plus, on lui avait explicitement dit à son entretien d'embauche de mettre des petits talons. Par contre à l'aller, ce n'était pas une hôtesse mais un steward. Et clairement il n'avait pas été sélectionné pour sa taille. Il faisait bien plus d'un Lux(v**) et du coup, même dans la partie plus haute, il se tenait la tête penchée sur le côté. Oui bon je sais que c'est illégal de sélectionner les gens sur leur taille, mais tout de même. Le pauvre. Je n'envie ni ses frais d'ostéopathe ni la tête de ses potes quand il oublie qu'il a quitté l'avion et marche avec la tête sur le côté.

(*) ou alors si, mais de l'eau pétillante :o)

(**) j'ai failli écrire allée, mais en fait non

(***) et là la largeur du chemin aide, on n'a pas besoin de se pencher :o)

(*v) l'ensoleillement ? Le fait de montrer son meilleur profil ? Qui sait ?

(v) oui avec le nombre de passagers, le personnel de bord a le temps de papoter. Servir de 4 à 18 en-cas ça ne prend pas toute la durée du vol.

(v*) train d'atterrissage ? place pour mettre 18 bagages ?

(v**) mon unité étalon de taille. Valeur dans le système international : 1,80

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 20:58

Histoire de compliquer un peu ma vie de mère de famille nombreuse(*) j'ai fini par reprendre une activité qui fait partie de mon boulot : les déplacements. Bon je ne vais pas encore loin, mais cette fois pour une réunion de projet je suis allée à Toulouse. Bon ça a beau être la France, Nancy-Toulouse c'est loin tout de même, mais on peut choisir son mode de transport. D'abord il y a la marche à pieds : 223h et 36 minutes. Mouais, bof. A raison de 10h de marche par jour ça fait tout de même un mois et demi aller-retour.

En vélo plus que 60h. Bon pour peu qu'on crève une ou deux fois, et vue ma forme olympique de cycliste, c'est pas gagné non plus(**).

En voiture un peu moins de 9h. Ca devient jouable, enfin si on ne dort pas, et si on accepte de conduire. Comme je ne rentre dans aucune de ces catégories, restent les transports en commun.

En train, c'est entre 8h40 et 9h avec un passage par Paris, évidemment. Le hic c'est qu'au mieux (***) on arrive à 15h et si on veut optimiser le temps de trajet on arrive plutôt vers 17h. Et ça fait un peu short pour une journée de travail.

Reste l'avion. Bon là il faut prendre sur soi et assumer le bilan carbone qui vous est envoyé avec le billet électronique. Et puis il faut aller le prendre, l'avion. Ben oui, vous ne pensiez tout de même pas qu'il y avait un aéroport à Nancy ! Enfin si il y en a un, mais ça c'est pour les VIP, pas les vols commerciaux. Du coup il faut aller à l'aéroport. Metz-Nancy-Lorraine qu'il s'appelle. Le nom est important, parce que c'est quand un aéroport est loin de tout qu'on lui donne tout plein de noms. Et puis l'avion est à 6h25. Bon vu la taille de l'aéroport il n'y a de file nulle part.

Enregistrement, attente comprise, en 2 minutes (*v). Il nous reste donc du temps pour traverser tout l'aéroport (1 minute) et patienter pour qu'on nous appelle. En chemin mon collègue, que j'appellerai Clarinette, me dit qu'on voit notre avion. Je regarde et je vois bien un avion par le fenêtre, mais il n'a pas le bon nom de compagnie. Je fais donc part de mon échec à voir l'avion, et Clarinette me dit un truc du genre : "mais si, là, devant". Ah ben oui mince, devant l'avion il y a un jouet télécommandé, qui apparemment est sensé nous emmener jusqu'à Toulouse. Bon.

On appelle enfin notre vol, et je regarde autour de moi, personne ne se lève. Je suis un peu surprise, mais finis par me lever. Si les autres sont en retard c'est leur problème. On passe donc devant la dame qui regarde nos cartes d'embarquement puis se retourne vers sa collègue et dit qu'il lui manque un passager. Un ??? Oui un. Une dame s'est levée derrière nous, et apparemment nous sommes 4 passagers sur le vol. La classe, c'est quasiment un vol privé(v).

Oui bon comme j'écris peu, je me permets de laisser le suspense et de finir dans un autre billet. Là c'est déjà bien long...

(*) eh oui, j'ai même la carte !!!

(**) oh purée, ils ont oublié les remonte-pente. Non mais ça va pas ?

(***) en partant à 6h du mat'

(*v) oui nous sommes arrivé à 2, c'était l'affluence !!

(v) sauf que du coup le coût carbone doit être un peu revu à la baisse.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 22:29

Une épreuve pas toujours enviable de la vie de famille c'est le bain. Parce qu'autant la petite adore ça, autant les grandes y vont souvent à reculons à contre-coeur et en freinant des quatre fers. Bon hier soir j'aurais dû me méfier : Bulle s'est contentée d'une promesse de pouvoir continuer son bricolage après la douche et y est allée plutôt joyeusement.

Crème a regardé sa grande soeur se doucher et en faisant la police de la poubelle(*) pour sa petite soeur, puis a temporisé, à savoir a fait tout sauf se déshabiller : poser ses chaussons devant sa soeur puis les récupérer chacun leur tour dès que Plume s'en approchait un peu trop. Ca ne faisait pas avancer nos affaires. Elle a fini par se déshabiller après des rappels nombreux et épuisants, et au moment où je croyais enfin avoir gagné, une fille dans le bain, la demoiselle a demandé à aller aux toilettes. Oui bon là c'était prioritaire, mais j'en avais trop marre, et j'avais une couche nauséabonde à portée de nez, du coup j'ai décidé de changer l'ordre des bains.

Je mets donc Plume dans la baignoire, ce qui fait râler sa soeur, mais flûte, y'en a marre. Tout va donc bien, jusqu'à ce que... la demoiselle décide de continuer de vider son tube digestif dans le bain. Ca n'arrive jamais en plus. Pffff, c'était pas mon jour.

Qu'est-ce qu'il y a de pire qu'une fille qui fait caca dans son bain(**) ? Sa soeur qui se met à pleurer bien sûr, en nous disant que "je ne veux pas me baigner dans la même eauuuuu". Non mais elle me prend pour qui ? J'ai une tête de maman qui lave des enfants dans une eau dégoûtante ?

Aux grands maux les grands remèdes, je récupère Plume et la pose dans le lavabo le temps de la décrasser, pendant que Lux se dé...brouille avec la baignoire. Un peu de décapage plus tard, Plume est de retour dans la baignoire

Et qu'est-ce qu'il y a de pire qu'une fille qui fait caca dans son bain plus sa soeur qui piaille ? Et bien c'est très simple, il y a une Plume qui récidive, déclenchant une hystérie de Crème qui se met à crier en panique totale, au point que je me suis demandé si elle n'avait pas coincé ses doigts dans une porte, ou si quelqu'un ne lui avait pas coupé un pied.

Deuxième décrassage, en réussissant presque à empêcher Plume de patauger dans sa "création". Oui, vraiment, être parent c'est une joie sans cesse renouvelée.

(*) à savoir en la planquant dans un coin et en faisant rempart de son corps face à une poubellophile de 11 mois

(**) non ce n'est pas une question sérieuse, je sais bien qu'il y a infiniment de choses plus graves que ça. C'est juste une question de mère à la ramasse, de looseuse rigolote.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 11:37

Oui je sais, je suis une allergique aux prénoms à 10 orthographes différentes, les francisations (ça se dit au moins ?) de prénoms anglophones en particulier, j'ai du mal.

Je ne compatis absolument pas avec les parents qui donnent un prénom impossible à orthographier à leurs enfants. Eh oui Tybo à 14 ans il va je pense en avoir très marre d'expliquer que non ça ne s'écrit pas Thibault(*) ni Thibaut ni Thibauld ni Thibaud mais Tybo(**). Voire même s'il a été bien conditionné par ses parents il va se demander comment cela se fait que tous les gens qu'il croise ne savent même pas orthographier Tybo. C'est tout de même simple, non ?

J'ai croisé par exemple sur internet la maman d'un petit "Djézon". Je ne sais pas pourquoi cette orthographe, pour ne pas qu'on prononce "ja" au début peut-être. Mais alors pourquoi pas "Djèzonne" dans ce cas ? Oui bon je m'égare.

Mais le pire pour moi c'est quand ces mêmes personnes qui ont donné un prénom rare voire impossible à leurs enfants s'offusquent parce qu'une autre personne a eu l'audace de faire pareil. Non mais vous vous rendez compte du scandale ? Si ça se trouve elle a vu mon prénom sur le forum et elle me l'a volé, je suis sûre. Si je l'ai appelé Djüliann(***) c'est pas pour que quelqu'un d'autre me vole ce prénom ! Personnellement ce qui rend mes filles unique c'est le sourire qu'elle m'envoient, les perles qu'elles disent sans s'en rendre compte ou le petit "tu m'aimes jusqu'aux papillons ?" chuchoté dans mon oreille.

Si je vous raconte tout ça c'est parce que j'ai découvert récemment un site (*v) d'une personne qui comme moi bondit sur sa chaise quand elle voit un prénom inventé. Mais si moi en général je m'arrête là, elle en profite pour en parler sur le Net. Oui bon ça ne justifie toujours pas de vous en causer ici, mais en parcourant le site je suis tombée sur deux "prénoms" que je connais bien : C'est ici

Je ne vois pas quel est le problème avec ces prénoms moi !

(*) remarquez c'est un mauvais exemple, de toutes façons il faut l'épeler celui là.

(**) mais oui, comme le nom d'un fromage danois

(***) même pas inventé, et il a des frères et soeurs prénommés "Stécy, Killian, Nolann et Kétline"

(*v) oui bon c'est un tumblr mais vu qu'en bonne trentenaire plus proche des 40 que des 30 je ne saurais pas précisément définir ce que c'est, je m'abstiens

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 21:12

Non non je n'ai pas totalement déserté ce blog. La preuve ? Je note toujours les petites phrases des filles. Revoici Crème dans ses oeuvres.

 

La petite phrase qui tue, à sa grand-mère : "Pourquoi tu mets un soutien gorge ? Tu n'as pas de lait dans ta poitrine !" 

 

Crème est également connue pour ses colères assez spectaculaires parfois (quand on ne réussit pas à désamorcer la chose et que je lui explique, sans m'énerver, que oui elle a le droit d'être en colère mais pas au milieu du salon). Une fois donc lors d'une terrible colère, en essayant de me pousser pour que je m'écarte de son chemin mais en glissant (la conservation de l'énergie cinétique joue pour moi) :

"Tu es un mouuuustique !!!! Ze veux paaaas un mouuustique !"(*)

 

Dans la catégorie flatterie :

"Papa trésor c'est bien que tu m'as fait un oeuf à la coque. T'es le plus fort des oeufs à la coque !"

 

Et dans la catégorie... oh et puis non, sans catégorie(**)

"Tu sais, moi aussi je suis blonde !" à une bouteille de Leffe vide.

 

(*) et là on voit que c'est une vieille citation, depuis la demoiselle ne zozote plus.

(**) je ne ferai pas de blague sur les blondes, je ne ferai pas de blague sur les blondes, je ne ferai pas...

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 21:21

Chez les papous il y a des papous papas et des papous pas papas

Si vous vous demandez ce qui me prend c'est normal, moi-même je me le demande parfois.

Pendant nos vacances, entre deux discussions sur la météo, après une bonne journée de marche, le verdict est tombé : Etoile, ma nièce, avait des poux. Pas de quoi fouetter un chat ? Pour vous peut-être. Pour moi ça réveille des souvenirs, et pas les meilleurs.

Et chez les papous il y a des papous à poux et des papous pas à poux

Pour faire rapide petite je chopais tout ce qui passait. C'en est arrivé à un tel point qu'en maternelle j'ai eu une coupe de cheveux à la garçonne histoire de faciliter les traitements et surtout de leur piquer leurs cachettes. Entre les grosses joues, les cheveux courts et la salopette rouge, j'avais un look tout à fait féminin. Si si. Presque autant que maintenant. Ca plus l'essence de lavande derrières les oreilles, ma vie tournait autour des poux. Et aussi du bac à sable dans la cour de l'école. Faut pas rigoler. Le sable doux c'est irremplaçable.

Donc chez les papous, il y a des papous papas à poux,

des papous papas pas à poux,

des papous pas papas à poux

et des papous pas papas pas à poux

Du coup pour en revenir à 2013, quand le verdict est tombé, j'ai lancé une procédure d'éradication : je refusais que mon chapeau ou ceux des filles soient stockés avec celui d'Etoile, pareil pour les serviettes de table. On me prenait pour une parano, j'exagérais, tout ça tout ça. Oui sauf que... pas longtemps plus tard on a trouvé des lentes sur la tête de Bulle et sur la mienne. Aaaargh, j'aurais dû brûler mon chapeau.

Du coup mon papa est allé, encore, à la pharmacie, histoire d'acheter deux nouvelles bouteilles de lotion anti poux. Oui parce que le mot "lotion" est très important. Si c'est un shampooing, il suffit de bien rincer après et c'est bon. Pour la lotion on doit ajouter du shampooing, rincer, rajouter du shampooing, re-rincer, et ce jusqu'à ce que tout soit parti. Lux qui était de corvée douche ce soir-là a donc fait un total d'une bonne dizaine de shampooings entre les deux filles, qui bien évidemment adooooorent se faire rincer les cheveux. Il a donc eu un perçage de tympans gratuit en prime.

Et chez les poux, il y a des poux papas et des poux pas papas

Oui sauf que quand on part en vacances en train à 5 on ne prévoit pas d'emporter de quoi faire 15 shampooings en une soirée(*). Du coup mes parents, oncle, cousin ont vu débarquer une femme aux cheveux luisants de graisse(**) qui leur a expliqué que ce n'était pas une voleuse mais quand même ce serait bien qu'ils lui filent du shampooing histoire qu'elle reparte avant de dégouliner du pouxit dans leur chambre.

Mais l'histoire ne finit pas là. Le premier shampooing n'a pas suffi. Quelques jours après, en voyage pour aller rendre visite à des amis, Bulle nous a dit que ça tête la grattait. Nous avons donc téléphoné aux copains pour leur demander... s'ils connaissaient une pharmacie ouverte un 1er mai. Bonjour, on vient avec notre shampooing anti poux, histoire d'éviter de contaminer votre maison. Ah oui et d'ailleurs si vous pouviez me l'appliquer sur la tête, je ne peux pas le faire moi-même. Et ça vous dirait aussi une séance d'épouillage de Bulle ?

Donc chez les papous il y a des papous papas à poux papas

des papous papas à poux pas papas

des papous papas pas à poux papas

des papous papas pas à poux pas papas

des papous pas papas à poux papas

des papous pas papas à poux pas papas

des papous pas papas pas à poux papas

et des papous pas papas pas à poux pas papas

Le hic c'est que rien que d'en parler, les poux ça gratte. Du coup j'ai le cuir chevelu irrité à la fin de ce billet, et j'ai donc fait un total de 4 shampooings/lotions pour me débarrasser de ces cochonneries, sans parler des changements de draps, de maison, de région, de tout. Je n'en peux pluuuuus. Je suis assez tentée par la coupe à la garçonne du coup :o(

(*) je n'ai pas échappé à au moins 5 shampooings moi aussi

(**) qui dégoulinait le long du dos, ou essayait d'atteindre les yeux

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:07

Nous interrompons le cours normal du papotage sur nos vacances asiniennes pour un bulletin spécial. En effet, afin d'aider au recrutement de nouveaux fonctionnaires (*) je suis allée à l'autre bout du monde... à savoir en Bretagne.

Bon, OK, c'est la Bretagne sans la mer(**). Tout de même, ils font la promotion dans les bus de ``la plage à 15mn''. J'ai beau ne pas être très bonne en géographie française, mais je ne vois pas comment on peut atteindre la mer/océan/truc grand plein d'eau salée en 15mn, et encore moins en bus. J'ai donc demandé à une autochtone : NatStyle (***) qui m'a expliqué que oui c'était la plage... mais la plage d'étangs, pas loin de Rennes. Ca valait bien la peine de venir en Bretagne. Mais bon, ne voyons pas tout en noir. Au moins à Rennes ils ne sont pas menacés pas les marées noires !

J'ai donc passé une journée, de 8h du matin jusque 16h30(*v) à écouter des candidats raconter tout ce qu'ils avaient fait de beau et tout ce qu'ils prévoyaient de faire, avant que le comité ne délibère à huis clos afin de désigner l'heureux-se élu-e, ou plutôt classe les potentiels heureux élus, afin que le deuxième sache qui harceler/passer sous un train pour qu'il ne prenne pas le poste(v).

La Bretagne, pour en revenir à mon sujet principal, a deux caractéristiques principales.

Tout d'abord ce n'est pas tout à fait la France. Vous croyez que j'exagère ? Pas du tout. Vous voulez une preuve ? La voici.
Après ma longue journée de concentration intensive j'ai voulu regarder une adresse sur mon téléphone. Ca ne fonctionnait pas, et celui-ci a fini par me répondre un truc du genre :
``Le service réseau de données à l'étranger est désactivé''
Je dois avouer avoir bien ri sur le coup... mais un peu moins quand il a persisté à me dire que non il ne trouvait pas mon réseau.

L'autre caractéristique de la Bretagne c'est sa météo. Si j'étais bretonne je vous dirais qu'il y fait toujours beau, mais je ne suis pas bretonne, du coup je reconnais objectivement qu'il y pleut souvent. Bon là histoire de me déstabiliser je suis arrivée pour découvrir un ciel quasi totalement bleu (v*). J'ai même eu le temps de le poster sur un réseau social(v**) et il faisait encore beau après. Bon ok le soir ça s'est chargé, et le lendemain il est tombé des cordes, heureusement quand j'étais bien à l'abri en train de manger une galette ``andouille soubise''. Bon le sale temps ok, ce n'est pas de leur faute, mais ce qui me surprend c'est qu'avec une météo si capricieuse, ils trouvent malin d'installer, en Bretagne, des... cadrans solaires.

Il faut avouer que c'est un peu farfelu comme idée. C'est un peu comme si les marchands de souvenirs à Nancy vendaient des bouées, des palmes et des parasols...

(*)les mêmes que moi mais en plus jeune et avec moins de cheveux blancs
(**) mais avec les mouettes pour, au choix, vous narguer ou vous donner l'illusion que la mer est là tout près derrière les maisons
(***) à prononcer NatStaïle et écrire NS
(*v) ça c'est parce que nous avons été efficaces. Des fois ça peut durer jusque bien plus tard...
(v) je rigole, je n'ai menacé ni agressé personne, mais tout de même je me rappelle en mon temps avoir écrit au gars devant moi et lui avoir, sur le ton de l'humour, vanté les mérites de l'autre poste pour lequel il avait été retenu. Bon mes arguments ridicules n'ont pas dû aider à le convaincre mais au final j'ai eu le poste. Youhouhou :o)
(v*) oui, venant de Nancy on est indulgents pour les quelques nuages qui traînent. S'il ne fait pas tout gris c'est qu'il fait déjà beau.
(v**) oui, on poste des choses d'une importance capitale sur les réseaux sociaux

Cadran sans soleil

Cadran sans soleil

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Published by Blabala - dans Délire total Boulot
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 21:20

Arrivée à l'hébergement, un peu trempés comme attendu. On découvre la chambre. Oui, ``la'' chambre. Nous sommes 10. Bon elle est très grande, mais quand Plume décide de babiller à 2h du mat' ou encore que la nuit est finie à 6h, ce ne sont pas 3 mètres de distance qui protègent qui que ce soit. Nous sommes à la ferme, il a beaucoup plu, et forcément le terrain est bouillasseux. C'est toujours sympa, surtout pour ceux qui débâtent les ânes en s'enfonçant dans 5cm de boue(*).
Une fois attablés autour d'un bon repas tout va mieux, on est au sec et au propre. Enfin ça c'est quand on n'a pas d'enfants. Parce que les filles, forcément, ont un besoin uuuuurgent d'aller aux toilettes(**), et qu'on nous explique qu'il faut retourner dans nos quartiers pour aller dans les toilettes qui nous sont attribués. Ca tombe bien... du moins si on rêve de manipuler la boue pour re-chausser et re-déchausser des demoiselles avec des bottes dégoûtantes.

Deuxième jour. Nous partons tout aussi réconfortés par la météo que la veille. Les enfants partent à pieds devant. Enfin presque tous les enfants. Lux, chargé(***) de famille part devant avec Plume, Crème et leur cousine Etoile, pendant que je reste avec Bulle qui n'a pas le droit de marcher(*v) et doit donc cheminer à dos d'âne.
Bien leur en a pris, car du coup les marcheurs devant sont arrivés... juste avant la grosse averse qu'on s'est prise sur la fin et qui nous a bien rincés.

Troisième jour. Météo toujours défavorable, mais comme nous avons réussi deux fois nous repartons motivés. Seulement là ça se gâte. La pluie est là, battante, et histoire d'innover il y a du vent en plus. Seulement pour porter Plume sous la pluie la seule protection disponible est un grand parapluie, et je me retrouve à marcher, cramponnée à deux mains à mon parapluie, en espérant ne pas m'envoler comme Mary Popins. Et on a beau être motivés, mais avec des filles mouillées et frigorifiées il faut renoncer. Je me retrouve donc à expliquer à une Crème qui me supplie de faire revenir son âne que non, elle va rentrer en voiture, qu'il pleut trop et il fait trop froid pour qu'elle continue, et qu'on retrouvera les ânes le soir. On a beau être une mère indigne, une petite blondinette qui les yeux plein de larmes vous demande ``s'il te plaîiiit, tu peux appeler Papa. Demande-lui de revenir. S'il te plaîiiit'' ça fend le coeur.

Il y a des jours comme ça...

Et encore, pour nous sa c'est bien passé. Le clou du spectacle a été l'orage et l'averse de grêle qui ont eu lieu pendant la nuit, qui ont forcé nos loueurs d'ânes à écoper leur patio pendant des heures pour ne pas que leur maison soit inondé.

Allez dans le sud qu'ils disaient. Il y fait toujours beau !


(*) comme à l'impossible nul n'est tenu, nous décidons que ce ne sont pas des conditions pour s'occuper des ânes, surtous sans bottes, et les fois suivantes nous sortons les ânes de l'enclos avant de nous en occuper. Parce que curer les sabots d'un âne qui va se les re-charger de boue dans la seconde c'est presque aussi motivant que l'idée de glisser et de se retrouver les fesses dans 5cm de bain de siège au crottin d'âne.

(**) besoin qui n'existait absolument pas quand on leur a demandé avec insistance d'aller aux toilettes 5mn avant le repas

(***) au sens propre du terme
toilettes à l'autre bout du monde (les uns nous laissent chez eux, autres bouillasse)

(*v) encore un billet à écrire d'ailleurs

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Published by Blabala
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 12:37
Haaaaaan Hi ! (1) - débuts difficiles

A la demande générale de Boma, je m'attelle enfin au récit de nos vacances asiniennes(*). Depuis nous avons repris le boulot, puis repris des vacances, puis re-repris le boulot. Vie aventureuse s'il en est, mais peu propice à la rédaction de billets de blog.

Nous avions donc projeté, depuis un bout de temps déjà, de passer une semaine, à Pâques, avec les enfants, à randonner avec des ânes. Cette recette ayant été maintes fois testée(**) et approuvée, nous étions confiants, modulo l'âge de Plume. Oui parce qu'autant les presque 2 ans de Crème à notre dernière rando s'accordaient bien avec ce type de rando, mais pour une demoiselle de 9 mois, plusieurs heures de randonnée à dos/ventre de papa/maman, nous ne savions pas comment ça allait se passer.

Et puis en fait ce n'est pas pour cela que nous aurions dû nous faire du souci. Parce qu'il y avait une autre chose que nous ne contrôlions pas : la météo. Bon nous avions choisi d'aller du côté de Montélimar histoire d'avoir plus chaud et surtout du beau temps, mais nous avons raté. La météo, 4 jours avant le départ, était d'un optimisme débordant. Je vous laisse juger :

• Lundi pluie 8°C / 14°C
• Mardi pluie 8°C / 15°C
• Mercredi rares averses 6°C / 16°C
• Jeudi rares averses 7°C / 19°C
• Vendredi averses 7°C / 20°C

Et en s'approchant ça n'est pas allé en s'améliorant, ça allait de risque d'orages à pluies orageuses. Tout ça avec 3 enfants + un bébé, 6 adultes, 3 ânes et un changement d'hébergement à faire tous les deux jours. Ca partait bien.

Nous avons donc discuté avec les loueurs d'ânes, la veille puis le jour de notre départ prévu. Ils culpabilisaient de nous envoyer sous le déluge, nous proposant même de changer nos plans et de ne louer les ânes que pendant l'une ou l'autre demi-journée en cas d'éclaircie. Finalement la météo locale prévoyait du mieux entre 10h et 14h, et nous sommes partis avec Oscar, Mistral et Rita.

Nous ne sommes pas partis les sacs vides. Nous avions tout prévu en termes de protection de pluie(***). Les grands et les petites avaient des capes de pluie, les filles avaient leur bottes et, pour faire la jonction entre cape et bottes, Tornade les bons tuyaux avait découpé des très grands sacs poubelle qu'on pouvait ainsi mettre d'une jambe à l'autre aux filles à califourchon sur leurs ânes. Ca donnait un air un peu folklo, mais après tout qui allait se ballader dehors sous la pluie pour venir nous dire que nos filles étaient un peu ridicules ? Personne. Bon.


La première journée ne s'est pas si mal passée que ça. Nous avons tout de même sorti les parapluies pendant le pique-nique(*v), et modulo une bonne saucée juste quand nous repartions du pique-nique(v), il n'a pas trop plu.

Et pour ceux qui penseraient que je me suis trompée dans le titre, je les invite à aller écouter braire un âne. Il commence par un Haaaaaan long, suivi d'un petit Hi, et continue jusqu'à épuisement de la raison d'appeler ou de son envie de braire. Et toc !


(*) eh oui, à fréquenter des gens lettrés on apprend des mots. Oui bon je sais, j'ai dû re regarder le mail pour vérifier la terminaison du mot que j'avais déjà presque oublié. Mais bon je n'ai jamais dit que j'étais lettrée.

(**) à venir un récit des mêmes vacances une génération plus tôt, mais en attente d'une photo pour illustrer, à fournir par Tornade.

(***) Bon Ours avait tout de même oublié chez lui sa cape plastique, et en ce qui concerne Tornade, elle avait oublié... ses chaussures de rando !!! Bon c'est pas comme s'ils randonnent tout plein de fois par an et ce depuis bien avant ma naissance. Il faut les excuser, ils n'ont pas l'habitude... :op

(*v) parce que non, ils n'avaient pas couvert les aires de pique-nique pour nous.

(v) ou plutôt quand les autres étaient repartis, bien cachés sous leurs vêtement de pluie et que moi, pas complètement habillée, je changeais une couche à moitié (mais seulement à moitié) à l'abri de la voiture. Encore une illustration du sacrifice maternel

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Published by Blabala - dans Vacances Famille
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:46

Non, je ne raconte toujours pas notre séjour(*), mais après le départ j'entreprends de raconter le retour. Bon ce coup-ci c'est un style totalement différent. Si vous lisez ça en mangeant ou avez l'estomac sensible, passez votre chemin. Je vous aurai prévenus.

Pour le retour donc, nous voici en voiture, bagages chargés, tout tient dans le grand Scenic des parents. Nous 5, notre chauffeur : Ours ainsi que les bagages d'Ours et de Tornade. Le coffre de toit est plein, ainsi que la moitié du coffre encore disponible en mode 6 places. On case Crème au chausse pied dans la place restante tout à l'arrière, Bulle au milieu pour bien voir la route, Plume dans son siège sur la place avant gauche, et Lux et moi entourant Bulle, avec un stock de sacs congélation. Oui parce que les routes de montagne ça tourne beaucoup, et notre Bulle est malade en voiture.

On gère donc plus ou moins bien, on descend dans la vallée, et là Ours nous dit que c'est bon, on a atteint des routes plus droites. La délivrance... ou pas. Tout d'un coup il y a un bruit louche. Quelqu'un est malade. Je me retourne, et Bulle va bien. Oh purée mince, c'est Crème !! Ah non ça c'est pas prévu. Nous étions prêts, mais pour Bulle !!! Bien sûr elle est derrière, bien sûr son siège est quasi inaccessible, ça coule et fait une rigole le long de la ceinture, c'est un carnage, sur elle et sur les sacs. Je finis par l'atteindre avec mon sac plastique, elle tourne la tête(**), et je finis par récolter quelques mililitres. Cuisant échec. Manque de stratégie. Je nettoie ce que je peux en jonglant avec les mouchoirs, à genoux sur mon siège et le dos courbé pour ne pas me cogner dans le plafond. Bien sûr on ne peut pas la sortir de la voiture, encore moins la changer : on a un train à prendre. Bon, on ouvre les fenêtres et ça passera.

La suite du voyage est forcément un peu tendue. Je me retourne régulièrement pour voir si Crème tient le coup avec un estomac vide, c'est le cas, surtout que la route est redevenue civilisée et que la demoiselle somnole. Pendant ce temps là je surveille Bulle, en lui répétant très régulièrement que non ses chaussures/papa/ceinture/genoux ce n'est pas une bonne idée, c'est la route qu'il faut regarder. La route étant plus calme et l'objectif approchant je finis par y croire. Plus que 5, 3, 2km. Ca y est, nous sommes dans le parking, et puis nous avons garé la voiture. Ours a coupé le contact. Ouf. La délivrance... ou pas.

Et là Bulle a rendu son petit déjeuner. Pas eu le temps d'ouvrir la porte et de sortir, juste de dégainer le sac. Ca tombe bien, j'ai de l'entrainement, elle aussi. Rien à côté. On la sent s'agiter 5 à 10 secondes avant, pas de pleurs, et une fois fini on referme le sac, elle ne dit rien, et quelques minutes plus tard elle repapote comme si de rien n'était. A défaut d'être bien en voiture, au moins elle gère ça comme une chef. Il ne reste plus qu'à lui apprendre à tenir son sac(***).

Non mais en vrai on aime bien partir en vacances. Tiens d'ailleurs il faudrait que je vous les raconte, ces vacances ;o)

(*) nananère ;op

(**) note pour plus tard : lui donner un cours de vomi dans le sac. Là ce n'est juste pas possible.

(***) mode mère indigne on

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  • : Adieu Paris, Bonjour Nancy
  • : Un regard neuf sur une nouvelle ville, un nouveau boulot et un nouveau mode de vie (ou presque). Un peu d'humour souvent, de nostalgie parfois, et plein d'histoires à raconter sur notre nouvelle ville, nous, les moustiques enrhumés... et j'en passe.
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