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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:22

Il y a des jours comme ça... 

On se lève, et au début tout va bien. On se réveille dans les temps, personne ne vient tambouriner à la porte de la salle de bains pendant toute la durée de votre douche, même en sortant on voit les enfants jouer sagement dans leur chambre, la petite dort encore après avoir fait un concert de gazouillis et de sourires à 6h et quelques du matin.

Tout le monde se prépare gentiment, on part même dans les temps pour l'école, avec les petits sablés à la cannelle préparés et rangés dans des sachets décorés pour les maîtresses et les ATSEM. Des sachets avec un bonhomme ou des prénoms écrits en attaché, et puis des petites étoiles autocollantes qui ne réussissent pas à les tenir fermés mais qui sont si jolies.

Ensuite on va prendre le tram', enfin essayer. C'est jour de vigilance orange neige(*). Ici il est tombé 10cm, mais on ne sait jamais. Et là on loupe un tram', presque vide(**). Qu'à cela ne tienne on va voir à l'arrêt et le suivant est dans 5mn. Trop beau pour être vrai. Du coup on arrive même pas tard au boulot, on peut bosser tranquillement et aller manger. Tout va bien... ou presque. Ben oui, ce n'est pas de "on" que je parle. C'est de moi. Il fallait forcément que quelque chose aille de travers !

Oui parce qu'après le repas c'est l'heure de tirer son lait(***). Je descends avec mon bazar, j'arrive dans la salle et là je me rends compte... que la moitié du tire-lait est à la maison. Eh oui je le rapporte le vendredi pour tout stériliser. Et forcément avec ma mémoire de poisson rouge, j'ai totalement oublié et de le stériliser et de le rapporter au boulot. Je remonte tout mon bazar, vérifie que je n'ai qu'une réunion videoconférence(v) dans l'après-midi et me dirige vers la maison. Arrivée là je me mets en quête de mes accessoires de tire-lait. Pas dans mon sac, pas là où je le pose d'habitude, pas dans la cuisine, ni le salon, ni le bureau... là je sèche. Il me reste bien une idée : la voiture. Oui sauf que pour ouvrir le coffre de la voiture il faut ouvrir la porte du garage. Comme on n'est plus à ça près je montre à tous les passants mes charmants chaussons tendance Birkenstock, offerts pour Noël et achetés dans un magasin tellement romantique où j'ai pu choisir parmi des chaussons en fausse peau de serpent et d'autres spéciaux anti varices(v*). La bonne nouvelle c'est que le sac est bien là, et du coup demain je vais pouvoir bosser normalement. L'autre bonne nouvelle est que dans mon incompétence j'ai - encore une fois - le popotin bordé de coquillettes : avant de fouiller dans le coffre j'avais regardé par la portière passager pour tomber nez à nez avec... mon portefeuille. Grosse surprise. Du coup je l'ai retrouvé avant même de savoir que je l'avais perdu, et donc sans besoin de fouiller toute la maison, mon bureau, avant de faire opposition sur les cartes et refaire les papiers d'identité. Youhouhou :o)

Quand vient l'heure de ma réunion je m'installe au bureau, on discute de boulot, les choses avancent, jusqu'à ce que mon interlocutrice se fasse virer de sa salle. Pendant qu'elle se déplace j'avance ma main pour boire ma tisane sauf que... je la renverse sur le bureau. Il y en a plein le clavier, et ça coule sur mon pantalon. Ni une ni deux, j'entreprends de battre les records d'enlevage de pantalon histoire de stopper la combustion de mes jambes. Je suis donc en train de gesticuler et de me mettre en petite tenue... devant la webcam qui envoie des images sur un écran en train de se balader dans un couloir dans un autre pays. La classe. Bonne nouvelle, la communication se coupe. Mon honneur est presque sauf. J'en profite pour débrancher souris et clavier et essayer un peu d'éponger au maximum les dégâts. Je suis donc en plein épongeage lorsque l'ordi sonne : mon interlocutrice qui n'a rien suivi de mes malheurs est en train d'essayer de me rappeler. Oui sauf que sans souris et sans clavier c'est vachement moins simple de répondre. Je me retrouve donc(v**) à me contorsionner pour rebrancher au moins la souris, moins touchée que le clavier, et pouvoir répondre à l'appel. 

Après quelques explications et passage avec une seule chaussette(v***) et une serpillère dans le champ de la webcam nous pouvons nous remettre au boulot. Et dire qu'il y a des gens qui ont un travail monotone. Je ne sais pas vous mais moi je réussis toujours à faire des choses inédites :o)

Et pour bien conclure, j'ai fini par remettre mon pantalon refroidi mais pas totalement séché pour aller chercher les filles à l'école. Ben oui, je n'ai que deux jeans et ceci n'arrive que quand le premier est dans le panier à linge. Ce serait trop facile.

(*) ben oui quoi, à Paris ils annonçaient de 1 à 3 centimètres. Il y avait bien de quoi ameuter tout le monde à la télévision/radio/internet, non ?

(**) forcément s'il passe juste trop tôt et que tout le monde le loupe, il a de quoi être vide. Pfff.

(***) oui bon là du coup y'a nettement(*v) moins de monde qui va s'identifier à moi

(*v) j'avais initialement écrit vachement mais comme certains ont un humour assez railleur j'ai préféré éviter d'avoir à me fâcher toute rouge.

(v) que je peux donc faire de la maison

(v*) oui je sais, j'aurais pu acheter ceux-là, mais ils étaient vraiment trop moches, 

(v**) toujours partiellement habillée

(v***) oui bon quand on essaie d'ôter son pantalon le plus rapidement possible on se soucie peu des dommages collatéraux

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Published by Blabala - dans Petits échecs
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 21:53

Encore un vieux billet, écrit quand miss Plume était bien plus petite, quand j'étais à la maison en journée, bref, une autre vie.

 

Comment se taper la honte dès le matin ?

C'est très simple et très efficace : il suffit de répondre à la factrice en chemise de nuit, courte ET pas sexy(*) à 11h passées le matin. 

Tout ça pour quoi ? Tout ça pour s'entendre dire que notre colis là qui vient d'arriver, on est sensé aller le chercher à la porte principale, celle qui donne sur la rue, et pas juste ouvrir via l'interphone et laisser la factrice faire le chemin elle-même. Oui bon en théorie, restriction d'effectifs tout ça tout ça, elle a d'autres choses à faire que de monter chez tous les gens ou de visiter les cours intérieures, surtout s'il y a des chiens. Oui mais en pratique on est toujours en chemise de nuit, en plus mal boutonnée vu qu'on a débranché une Plume à l'arrache. Parce que bien sûr si on n'est pas habillée à 11h ce n'est pas parce qu'on se la coule douce devant la télévision, noooon. C'est parce qu'on a pas eu le temps de prendre sa douche parce qu'une certaine Plume ne nous a pas laissé plus de 5mn de libre, et qu'une lessive qui fermente dans la machine c'est prioritaire sur son hygiène personnelle(**).

Pour le même prix on a le droit aux explications du matin : l'étiquette en papier qu'on a mise le jour de notre emménagement pour ne pas louper du courrier(***), eh bien ça ne va pas du tout. L'encre va s'effacer, sa remplaçante ne nous connaîtra pas, on va louper du courrier, bref ce n'est paaaas bien. 

On en profite pour lui dire que justement on a loupé une facture de la mairie, est-ce une histoire de "bis" qui ne figure pas à côté de la boîte aux lettres ? Non, point du tout. Si on risque d'être saisi à tout moment pour non paiement d'une facture de cantine c'est parce que les gens de la mairie nous ont écrit à notre nouvelle adresse avant le déménagement. Merci la mairie !

 

Je dis au revoir, merci et me remets à allaiter, quand on toque à la fenêtre. Re débranchage de mamzelle Plume qui a intérêt à être de bonne composition, tentative de rhabillage, et c'est toujours la factrice. Elle me montre une lettre et me demande si c'est chez nous. Je lui réponds que non, deux noms sur la boîte ça nous suffit, mais que c'est sûrement le nouveau voisin qui vient d'acheter.  Perdu, il n'a pas son nom sur la boîte, j'ai beau dire le courrier repart. Dommage.

 

Je me re-remets donc à allaiter et on re-toque. Là ça commence à bien faire. Du coup je ne me rhabille même plus mais mets juste Plume en cache décolleté pour savoir ce que la factrice peut bien encore me vouloir. Mais non, ce n'est pas elle. Elle sonne toujours deux fois, pas trois. En fait c'est un monsieur qui me dit venir pour l'élagage, comme si j'étais sensée être au courant.

 

En gros la factrice a laissé la porte ouverte et le gars en a profité pour entrer. La bonne nouvelle c'est qu'il n'est ni trop insistant ni menaçant, je ne vois pas ce que j'aurais bien pu faire avec un bébé dans les bras et un sein presque à l'air. Il m'a quand même demandé si des gens habitaient à côté. Un petit repérage en vue de prochaines visites ? Personnellement ça ne me plait pas du tout.

 

Bon avec les cinq mois de recul de retard de billet(*v) nous n'avons pas reçu de visite nocturne et non souhaitée, donc bon. Peut-être était-il honnête au final ?

 

(*) si si, c'est possible !

(**) super les choix cornéliens à faire dès le matin. Bon après quelques jours sans douche je crois que les priorités s'inverseraient tout de même.

(***) en se disant que c'était provisoire mais qui est là depuis plusieurs semaines

(*v) la première ébauche de celui-ci datait du 7 septembre 2012

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 21:31

Vous l'avez peut-être remarqué, ça fait quelques jours que je n'écris plus rien. L'arrivée de Plume n'avait pas réussi à me rabattre le caquet, la reprise du boulot non plus.

Mais bon, étant donné que je passe un peu moins de temps dans la salle d'allaitement et un peu plus de temps à bosser, en journée c'est un peu limite pour écrire des billets. 

Reste le soir. Bon, je ne vais pas vous faire pleurer sur ma condition(*) de mère de famille nombreuse, ou du moins pas sans une raison particulière, mais là c'est devenu un peu chaud. Depuis samedi, Bulle se prend pour un four vapeur(**), bon OK 39,7 ça ne fait pas bouillir les foules mais 6 jours c'est un peu long. Du coup on a tenté le boulot avec une fille malade ou le séjour à domicile de grands-parents mobilisables le soir pour le lendemain. Ils sont donc venus passer deux jours à la maison, avec jeux de société, une autonomie pour leurs repas du midi, plein de câlins pour une fille malade et pour ses soeurs. Du coup eh bien le soir j'avais autre chose à faire que d'écrire des billets, je devais montrer ma reconnaissance à mes beaux-parents préférés(***).

Mais bon demain on fait des analyses pour voir ce qu'elle peut bien avoir... enfin si le labo est conciliant, parce que l'ordonnance que le médecin nous avais annoncée au cas où la fièvre persisterait, il ne nous l'a pas donnée, et je viens de m'en rendre compte ce soir en la demandant à Lux. Je m'apprête donc à apitoyer la dame du labo en lui promettant monts et merveilleuses ordonnances, avant de me débrouiller pour faire faire pipi dans un bocal à une fille de 5 ans 1/2 sans en mettre partout dans les toilettes, en moins d'une demie-heure, et si possible sans m'en mettre sur les vêtements, et vraiment si j'ai de la chance sans m'en mettre sur les doigts, mais ça je n'y compte pas trop.

Haut les coeurs et croisez les doigts, moi je ne pourrais pas trop croiser les doigts, ce n'est pas très pratique pour tenir un flacon.

 

Edit du vendredi matin. J'ai brillamment rempli mes missions sans faillir :

- le labo m'a fait faire l'analyse, juste en signant un papier disant que ma famille sur 33 générations serait responsable du paiement des analyses en cas de non transmission de l'ordonnance   

- la pédiatre (*v) va m'envoyer une ordonnance

- je ne m'en suis presque pas mis sur les doigts (v)

La classe, non ?

(*) choisie d'ailleurs, on vient très peu délicatement de me le rappeler aujourd'hui alors que j'osais faire mine de protester à l'approche d'une soirée seule avec 3 filles

(**) très bien le four vapeur, même si je ne savais pas ce que c'était avant d'en trouver un dans notre nouvelle cuisine

(***) autrement dit manger des gâteaux avec une boisson chaude en jouant à la coinche :o)

(*v) qui n'a pas de fax sinon ça ne serait pas drôle

(v)  j'ai juste totalement déshabillé la moitié basse de ma fille dans les toilettes pour avoir une chance de m'en sortir. La bonne nouvelle est que personne n'est entré se laver les mains et donc n'a trébuché sur deux manteaux, une cagoule, des gants, un sac, un pantalon, un collant, une culotte et une paire de bottes.

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Published by Blabala - dans Famille
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 12:16

Y'a pas de raison, je fais des billets avec les paroles des enfants, pourquoi n'en ferais-je pas avec les paroles de monsieur ? Pour sa défense à la base il n'est pas francophone. Cela ne s'entend presque plus, sauf bien sûr quand il est très fatigué. Je ne me moque donc pas d'erreurs de français, je relève juste quand c'est franchement rigolo, et souvent volontaire d'ailleurs.

Dans la catégorie : "où est-il encore passé":

Certaines se demandent tout le temps où est leur homme, appellent, fouillent les poches ou le téléphone. Pas moi. Enfin si, je vide ses poches quand un jean avec mouchoirs sales a été mis dans le panier à linge. Et puis je sais où il est, il me le dit. M'enfin des fois on se demande bien ce qu'il est allé y faire. Il y a quelque temps il m'a donc dit :

"Attends [Blabala], je suis dans un menu !"

Eh oui, monsieur va dans un menu. Bon si vraiment vous voulez savoir quel menu, il était au téléphone avec la compagnie de téléphone mobile qu'il faut appeler depuis un fixe pour changer l'adresse de facturation de notre ligne mobile. C'est trop compliqué ? Vous n'aviez qu'à pas lire d'abord.

Je ne sais pas si ça aide à ne pas avoir la grosse tête, mais pour éviter la surchauffe monsieur a sa solution. Il m'annonce que

"Ca aide à garder la tête fraîche"... avec un sac de soupe surgelée posée sur le crâne. L'histoire ne dit pas ce qu'on lui avait fait pour le mettre dans cet état.

Bulle parle de ses vacances, où elle était sur un bateau et elle avait pêché un poisson. Lux renchérit :

"On avait pêché un macaron(*)".

Ah ben du coup je vais m'intéresser à la pêche moi. Ca me tente nettement plus que les maquereaux.

Une petite dernière, totalement sortie du contexte, mais qui a besoin du contexte ?

"C'est vrai que moi j'en ai pas dans le pantalon(**)."

(*) pour sa défense, il avait passé une heure la nuit précédente à tenter d'endormir sa fille aux alentours de 4h du matin

(**) non là je n'ai rien à dire pour sa défense ;o)

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Published by Blabala - dans Famille
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:33

Comme la mise au pilotis et mon histoire de centaines de milliers de messages envoyés à des gens qui n'avaient rien demandé ont eu l'air de vous plaire, me revoilà avec la suite des aventures de notre liste de diffusion à nous qu'on a qu'elle est non censurée et que même que du coup on y reçoit tout et n'importe quoi.

Aujourd'hui j'ai sélectionné pour vous deux messages parmi plein d'autres bien moins drôles et en général bien plus sérieux. Tout d'abord un petit message qui commence gentiment avec une justification professionnelle, un chercheur étranger travaille sur un projet commun, doit venir à Paris cet été pour travailler à la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Du coup, et comme le demander à plusieurs milliers de personnes est toujours plus efficace qu'à une (*), on nous donne les dates pendant lesquelles il cherche l'appartement, avec quelques précisions : il cherche à louer un petit appartement à Paris(**) pour deux adultes et deux enfants charmants de 6 et 3 ans(***). Du coup le petit appartemet doit devenir un 3 pièces avec une chambre de deux lits, voire un 4 pièces. Plus si petit du coup. Heureusement on n'a pas de limite de prix, mais on est invité à lui écrire ou à passer par la gentille intermédiaire en annonces immobilières qui nous a fait suivre ce message.

Ben oui pourquoi pas ? C'est de l'expression libre non ?

On reçoit aussi des annonces pour des colis s'étant égarés (et vue la taille de notre établissement ça ne doit pas être facile à trouver). Parfois on a la description du colis, parfois non, mais alors on a tous les indices permettant de le retrouver : date d'arrivée, lieu où il a été réceptionné, et parfois même une tentative de décryptage de la signature de celui ou celle qui l'a pris. De quoi susciter des vocations de détectives privés. Malheureusement l'histoire nous dit rarement si ces messages ont permis de retrouver lesdits colis ou s'ils servent juste à nous donner quelques instants de lecture relaxante de temps en temps.

Mais ces derniers temps mon message préféré est sans conteste celui-ci. Déjà dès le titre on sent venir la perle rare. "Cliquer pour aider 3 fans de M POKORA [..] à rencontrer leur idole." Et en lisant la suite on se rend compte que non on n'a pas rêvé et que le titre n'est pas une erreur de copié-collé.

Trois adorables petites chipounettes(*v) du collège [...] : C., M. et A.,  rêvent de rencontrer leur idole: M Pokora. 

Là je ne sais pas vous mais moi déjà ça me laisse sans voix.

Nous pouvons les aider a y parvenir en les regardant sur [...] à l'adresse internet [...]

Comment ? Moi simple mortelle je pourrais participer à la réalisation d'une telle aventure ? C'est fou non ?

Plus vous cliquer sur la vidéo, plus elles ont des chances d'aller en limousine à canne !! voir leur idole !! 

En limousine en plus. Non mais c'est pas du petit cadeau hein. Vous êtes convaincus maintenant ?

Et au cas où ce cri du coeur n'aurait pas atteint le notre et où nous n'aurions pas cédé à l'appel de voir une vidéo où fort probablement des filles imitent un chanteur dont je ne peux même pas citer une des chansons, on nous donne des informations sur l'état de santé, fort mauvais, d'une des petites filles dont c'est donc la seule façon de réaliser son rêve. Bon je suis d'accord c'est malheureux pour cette demoiselle, mais malheureux ou pas, touchée ou pas par son parcours, je me demande toujours qu'est-ce que ce &@#$€% message fait sur cette liste de diffusion !!!

 

(*) enfin si quelqu'un sur des milliers le lit effectivement ET si ça ne l'énerve pas de voir de tels messages ici

(**) ça tombe bien, Paris a beaucoup de petits appartements et vu notre métier, les grands sont totalement hors de nos moyens

(***) oui parce que des capricieux brise tout ça séduit vachement moins les propriétaires du coup.

(*v) si ce sont des chipounettes, vous allez craquer, non ?

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Published by Blabala - dans Boulot
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:58

Ce matin, j'étais en avance.

Mon réveil a sonné à 6h58.

C'est important le 58. Comme ça on a la météo.

Je ne dormais pas tout à fait. Le réveil avait déjà sonné à 6h15.

Bonne nouvelle, c'est Lux qui était allé bercer le réveil à 6h15.

A 7h il en avait marre. Il a déposé le réveil sur le lit et allumé la lumière. 

J'ai pensé : "$*¥%&@#"

J'ai dit : "aiiiiie".

Il n'a pas dit grand chose. Il faut l'excuser, il était réveillé depuis 6h15.

On a assuré pour le petit déj.

J'avais acheté de la purée d'amandes, pour Crème qui ne boit pas de lait, pour le calcium.

Elle a refusé d'en mettre sur ses tartines.

Sa soeur du coup n'a plus bu de lait, mais a pris des tartines aux amandes.

Du coup j'ai deux filles qui ne boivent plus de lait le matin

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

Je n'ai rien dit. Après tout, tout se passait bien.

Lux a dompté euh habillé les filles sans presque avoir à crier.

J'ai presque pris mon petit déjeuner en allaitant et tirant mon lait en même temps, sans même rien renverser(*). 

Vu que je n'avais pas assez de mains j'ai finalement décidé que j'avais assez mangé.

J'étais en avance. Il était 8h02, je n'avais plus qu'à me "pomponner".

J'ai brossé mes cheveux et mes dents et même eu le temps pour de la crème et du fond de teint.

J'assurais grave, j'étais en avance.

Je suis partie en même temps que les filles. Vu que Lux ne criait toujours pas c'est qu'on était en avance.

J'étais bien équipée : mon sac de boulot, un sac isotherme pour le lait, un sac de 72 couches pour la crèche et un parapluie.

Ben oui, aujourd'hui la météo ne s'était pas gourée : il pleuvait vraiment.

Je suis sortie avec mon parapluie un peu cassé.

Forcément il y avait du vent.

J'ai remonté le bonnet qui cachait les yeux de Plume.

Je suis arrivée à la station de tram.

J'ai regardé le panneau. 

Il m'a dit que le prochain ne passait pas et que le suivant était dans 16mn.

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

Je n'ai rien dit. Pas envie qu'on me prenne pour une folle à parler toute seule.

Je ne l'ai pas cru, j'ai voulu vérifier sur mon téléphone.

Je n'avais pas de téléphone.

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

Je me suis dit qu'en 16 minutes j'avais le temps d'aller le chercher.

Je suis repassée par la maison.

J'ai pris mon téléphone.

Je suis repartie pour la station de tram'.

J'ai pensé : "mais bon avec tout le monde qui va se farcir 16 minutes d'attente y'a pas moyen que je rentre dans le tram', surtout avec mon harnachement".

J'ai fait demi-tour.

J'ai regardé mon téléphone. Le prochain bus était dans 11mn.

Je me suis dirigée vers la station de bus.

J'ai vu le précédent bus arriver.

J'ai couru comme une folle en secouant mon paquet de couches.

Le parapluie n'a pas aimé. 

J'ai remonté le bonnet de Plume.

J'ai attrapé le bus.

Un monsieur a eu pitié et m'a laissé sa place. 

J'ai repris ma respiration en transpirant comme un boeuf et avec plein de buée sur les lunettes.

J'ai pensé : "Dommage, au boulot j'ai une brosse à dents, une à cheveux, du fond de teint mais pas de déo. J'aurais dû zapper les brossages et me tartiner de déo ce matin."

J'étais assise.

Le bus est arrivé près de mon boulot.

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

Plume ne va pas à mon boulot mais à la crèche.

J'ai envisagé de l'emmener au boulot avec moi et de zapper la crèche.

J'ai réfléchi à ce que ça voulait dire.

Je suis partie à pieds pour la crèche.

Mon parapluie était toujours cassé et le vent soufflait toujours.

Il y avait encore un peu de neige par terre.

J'avais dans mon champ de vision un parapluie cassé, des cheveux en vrac et un porte bébé avec bonnet.

J'ai un peu glissé sur la neige.

Plume roupillait. Je n'ai pas remonté son bonnet.

Je suis arrivée à la crèche.

Ça a fait de la buée sur mes lunettes.

Une dame m'a dit bonjour.

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

J'ai répondu : "bonjour :o)". 

C'est pas de leur faute si j'ai mal commencé ma journée.

J'ai déposé le bébé, souriant, le lait, le porte bébé et je suis repartie pour le boulot.

J'avais les pieds trempés.

J'ai pensé : " $*¥%&@#"

Ne pas oublier d'imperméabiliser ses chaussures.

Le vent a retourné mon parapluie.

J'ai marché vite. Je transpirais comme un boeuf.

Je me suis amusée à faire de la buée sur mes lunettes en marchant.

La lanière pour accrocher mon parapluie m'a fouetté le visage.

J'ai décidé de ne pas réagir à cet affront et ai tourné le parapluie.

Je suis arrivée au boulot. J'avais trop chaud et de la buée sur mes lunettes.

Il était 9h19.

Bref. Ce matin j'étais en avance.

(*) sauf le biberon vide du tire-lait. J'ai appelé Lux à l'aide. La dernière fois que je me suis penchée j'ai tout renversé ce que j'étais en train de tirer.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 14:23

Non, contrairement aux apparences ce billet n'est pas à visée publicitaire. C'est juste qu'il y a quelques mois j'ai eu une vision. Et cette vision était due à ce logo, de Carrefour pour le nommer. Le voici.

Carrefour.jpg

Je m'étais toujours demandé pourquoi ils avaient choisi cette forme. Non mais c'est impossible à décrire !!! Bon une sorte de triangle rouge à gauche, ok, et une flèche avec un bout recourbé comme des moustaches, bleue, à droite. Non mais ils font quoi les responsables de la comm' ils fument des substances illicites ? Une flèche à moustaches c'est le symbole de dynamisme et de disponibilité ? Non, vraiment, je ne comprenais vraiment pas pourquoi ils avaient choisi ce logo.

Et puis comme ça, un jour, je ne sais pourquoi, je l'ai vu ! Le logo ? Non, ça je l'avais déjà vu. J'ai vu la raison du pourquoi de la forme du logo. 

 

Vous ne voyez pas non plus ?

 

 

Vous l'avez vu mais après des années à ne pas comprendre ?

 

 

 

Vous ne vous êtes jamais posé la question mais maintenant que je soulève le sujet vous trouvez ça étrange ?

 

 

 

 

Je ne suis pas la seule à n'avoir rien compris à ce logo ?

Si oui, merci de me mettre un petit commentaire de soutien, ça m'évitera de déprimer dans mon coin.

Si non, sachez que non en fait je ne suis pas seule. Un jour dans la rue j'ai vu quelqu'un qui découvrait enfin le sens "caché" du logo. Mais bon, je ne vais pas maintenir le suspense plus longtemps : ce qu'il faut regarder, ce n'est pas le rouge, ni le bleu, c'est le blanc. Et là tout s'éclaire : en blanc, au milieu d'un pseudo losange bleu et rouge, il y a... un C, le C de Carrefour, justement. Mais oui, c'est bien sûr, c'est donc ça le secret !!!

Mais bon, vous allez dire que je ne suis jamais contente mais depuis, ce logo, je le trouve vachement moins original du coup.

Eh, vous n'oubliez pas de vous dénoncer hein si vous ne saviez pas !! 

 

Allez, pour Boycocotte (et d'autres peut-être) qui ont toujours du mal à voir le logo même quand on leur dit qu'il est là, voilà ce que j'ai pêché sur un autre blog

 

carrefour2.jpg

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:59

Non non nous ne sommes pas sur le point de faire une superproduction ou un remake d'un film à succès, mais j'ai trouvé rigolo de vous raconter les (més)aventures de Bulle la choriste. Déjà il faut savoir que mamzelle Bulle a beaucoup de mal avec les mélodies. En général elle se concentre sur les paroles et si toutes les syllabes ne sont pas sur la même note, je défie quiconque de reconnaître la mélodie d'origine dans la moitié de ses chansons. Bon depuis elle nous a fait deviner une chanson en la "la-la-isant" et son papa a trouvé, mais c'est juste parce qu'au hasard il a cité la dernière chanson que nous avions chantée avant. Je défie quiconque, au rythme ou à la mélodie, d'y reconnaître quoi que ce soit.

Seulement, prédispositions ou pas, il est de tradition à l'école de faire des spectacles chantés, auxquels tous les enfants participent. Ça a donc commencé en petite section, avec une certaine marge de progression. En gros la demoiselle, dans sa bulle, se tortillait d'un pied sur l'autre la bouche ouverte en rêvant, ou en nous faisant des coucous, reconnectant de temps en temps avec la musique et disant une parole ou deux en rythme avant de repartir dans son monde.

Rebelotte en moyenne section, dans une nouvelle école mais même principe. Une chanson, et tout le monde sensé chanter en même temps. En tant que "moyenne" elle est sensée être plutôt devant, mais comme elle rêve un peu et que d'autres se bousculent, elle se retrouve vite derrière avant qu'une maîtresse ne la repêche pour la mettre devant. Elle se tortille toujours, bon ça ne donne pas le mal de mer mais je crois que si les parents du petit garçon derrière ont filmé, la mamie et le tonton vont pester sur mademoiselle Bulle au visionnage. Mais question chanson il y a un net progrès, la synchronisation n'est pas encore au top mais elle y met du coeur.

Troisième spectacle, et en plus de chanter les enfants dansent. C'est dur de danser dans sa bulle, et mademoiselle est en décalage, du coup tout le monde chuchote son prénom quand elle oublie de se mettre en place pour la ronde. Ils se mettent à tourner et la miss sort de mon champ de vision , et peu après j'entends quelqu'un pleurer et ça ressemble aux pleurs de Bulle. Je vois tous les parents tourner la tête, et une dame dire qu'avec des lunettes ça fait mal.

Lunettes ? Elle a dit lunettes ? Je me lève d'un bond(*) et vois ma Bulle en pleurs, qui se tient le visage. La maîtresse la récupère, la console, et la re-branche dans la ronde. Toujours remonter en selle de suite pour ne pas avoir le temps d'avoir peur. La miss finit la ronde avec les copains, en faisant les mouvements, toujours un peu distraite(**), et je la récupère à la fin : en effet, elle a pris un bon coup : la chorégraphie consistait à monter les bras puis les baisser, et son voisin l'a fait avec énergie… mais un manque cruel de  précision. Résultat, des lunettes dont les branches ont un angle de 30 degrés. Je passe voir la maîtresse pour lui montrer les lunettes en lui disant en souriant qu'elle ne nous a pas prévenu que c'était dangereux, et que la prochaine fois il faut me le dire et je lui mettrai un casque :o)

Quatrième spectacle, nouvelle école, maintenant la demoiselle est chez les "grands". Bon question organisation c'est moins top : tous les enfants de l'école (soit 5 classes) sont sur une même grande estrade à la même hauteur et les parents sont au pied, ne voyant donc que le premier rang. Mais bon il ne faut pas se plaindre, c'est le premier tel spectacle de l'école, on a déjà de la chance ! Du coup pas facile de vous dire si la demoiselle a chanté : elle était noyée dans une masse d'enfants, et je ne l'ai pas vue de tout le spectacle. Quand à sa soeur, qui entre temps a fait son entrée à l'école, elle était au premier rang et du coup je l'ai vue. Elle qui pourtant connaissait chansons et mélodies par coeur et nous les répétait en boucle à la maison a passé la moitié du spectacle immobile , bouche ouverte à rêver et regarder les copains et/ou le public. Tiens, ça me rappelle quelqu'un, mais qui ???

(*) enfin autant que faire se peut quand on a pris 9-10 kg et qu'on couve une future Plume

(**) mais vues les circonstances c'est tout à fait compréhensible

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 12:26

Bon, vous le savez déjà, j'ai repris le boulot. Oui seulement avant ça j'étais en congé de maternité. Comment ça vous le savez aussi ? Vous avez déjà lu ce blog ou quoi ? Mais bon ne nous dissipons pas, et reprenons le cours de ce billet. Il se trouve qu'une partie de mon boulot consiste à enseigner, et que même qu'on me dit précisément combien de temps je dois enseigner. On me dit aussi que telles heures valent plus et que telles autres valent moins, il faut donc faire des calculs savants pour savoir combien ça compte au final, mais ce sont des additions et des multiplications, avec tout plein d'années d'études derrière moi et une calculatrice(**) je devrais savoir gérer. Mais cette année, étant donné que je n'étais pas là une partie du temps, il est gentiment prévu dans les textes que non je ne vais pas devoir rattraper les cours de toute une année. Même que depuis le mois de juin la règle a changé et clairement à notre avantage. Mais bon juin ce n'est pas loin, et du coup histoire de ne pas me faire taper sur les doigts, et éventuellement de me faire payer les heures supplémentaires que je ne vais pas manquer de faire, je suis allée voir les spécialistes histoire de savoir combien d'heures de cours je suis sensée faire.

J'ai donc envoyé mi décembre un mail à la chef locale du service des ressources humaines. 

Pas de réponse.

Nouvelle année, bonnes résolutions, je passe directement dans le service et vois une autre dame. Je lui en parle, elle ne connaît pas le texte, et puis ce n'est pas elle qui va s'en occuper, c'est encore une autre personne. J'envoie donc le texte pour qu'elle le fasse suivre. 

Pas de réponse.

Je laisse encore passer deux semaines et j'appelle. Ah bon, on ne m'a pas répondu ? L'autre dame (celle qui s'en occupe vraiment mais dont je n'ai pas le numéro) pensait pourtant l'avoir fait... elle va se renseigner.

Juste après ça on me demande de passer signer un papier(***).  Je saute sur l'occasion et je passe voir la mystérieuse spécialiste. Manque de bol elle n'est pas là, elle est à Paris. Quelle idée.... est-ce que les parisiens viennent à Nancy ? Non bien sûr ! Alors ...

Du coup les cours commencent dans moins de 2 semaines, mes collègues aimeraient bien savoir ce que je vais enseigner ou pas, et je ne sais pas ce que je peux faire. Enfin si, je peux faire tout ce que je veux. Ce qu'il y a c'est que je ne sais pas ce que je peux me faire payer :o/

(*) ce titre est une référence à un jeu de société rigolo, jouable avec une Bulle (non, pas Plume, c'était une faute de frappe) et une Crème les bons jours, que je vous recommande si vous ne connaissez pas

(**) enfin une application de calculatrice sur téléphone ou ordinateur, il faut vivre avec son temps

(***) qui dit que je vais gagner plus de sous bientôt, chouette !

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:48

Il y a quelque temps(*) j'étais allée à la piscine avec les grandes, laissant mamzelle Plume avec son papa, entre deux repas, faire les courses et tout un tas d'autres choses plus nécessaires que gratifiantes. Comme je me posais la question sur le fait d'emmener Plume aussi à la piscine avec ses soeurs, j'ai pensé à demander aux mamans de bébés rencontrés sur place à quel âge elles avaient commencer à y emmener leurs enfants. Les réponses allaient de "minimum 6 mois" à "c'est la première fois et il a un an". Pas de bol, la miss Plume n'avait même pas 4 mois. 

Du coup, vu que la réponse ne me plaisait pas, j'ai demandé à la pédiatre à notre visite suivante. Elle m'a répondu que c'était minimum 4 mois (qu'elle avait eu entre temps) et les deux premières séances de vaccins. Super, la miss rentrait dans tous les critères. Nous voilà donc partis pour une séance de piscine familiale quelques contretemps plus tard.

Bon dans ces cas là le passage par les cabines devient un peu compliqué avec 3 enfants. Enfin pour être précise je n'ai pas eu à me plaindre parce que sur ce coup là j'ai hérité de Plume et Lux s'est chargé de gérer les deux grandes, à trois donc dans une petite cabine à rattraper les habits qu'elle mettent dans l'eau, les empêcher de glisser sur le sol mouillé et accessoirement tenter de leur enfiler maillot et bonnet de bain avant qu'elles ne sortent de la cabine en piaillant. Pour ma part la grande cabine avec table à langer était libre et du coup j'ai pu me déshabiller avec presque mes deux mains et sans poser mon bébé sur un sol mouillé. Pendant le déshabillage, la demoiselle tout excitée ne trouve rien de mieux à faire que de régurgiter. Vu que le petit déj est un peu loin ça me dérange un peu. Mais bon je suis une mère indigne et on ne va pas renoncer à la piscine pour un petit crachouillis... Par contre pas de bonnet de bain à la taille de Plume, du coup je me dis que vu la quantité de cheveux qu'elle a(**) ça devrait passer sans. 

J'arrive sur le bord du bassin et le maître nageur m'interpelle. Il me demande quel âge a la demoiselle. Je réponds 4 mois. Devant sa réaction assez peu satisfaite je lui explique qu'elle a eu ses deux premiers vaccins et que la pédiatre a dit que c'était bon. Il a l'air un peu surpris mais connaît ma pédiatre et me dit que c'est bien de m'être renseignée. Ouf, on passe. Par contre il me demande si j'ai un bonnet pour la petite, je dis qu'en fait non, et ça passe aussi, il me dit d'en prévoir un pour la fois prochaine. Oui sauf que... quelques minutes plus tard ses collègues trouvent que non ça ne passe pas. Je m'en vais donc fouiller dans notre sac et récupère notre cinquième bonnet de bain... taille junior. Oui sauf qu'il faudrait une taille microbe et qu'on n'a pas. Je fais donc un noeud sur le bord du bonnet et on se retrouve avec une Plume pirate du plus bel effet. 

J'emmène la demoiselle dans l'eau, elle a l'air toute surprise mais contente, jusqu'au moment où elle me refait un crachouillis. Là ça fait un peu beaucoup(***) et, en tant que mère indigne, je commence à m'inquiéter non pas que ma fille attrape une maladie ici, noooon, mais plutôt qu'on m'enguirlande d'avoir eu l'inconscience de l'y emmener, à son âge, pour lui faire attraper je ne sais quoi. Je me dis que deux crachouillis ce n'est tout de même pas dramatique, qu'on lui laisse encore une chance et nous restons dans l'eau. Je la prends contre moi, la fais "nager" sur le ventre, le dos, l'assied sur mes genoux. Elle essaie des jouets, une planche, un tapis flottant, et même le toboggan aquatique avec son papa, trop heureux d'avoir une excuse pour tester ledit toboggan... et elle a-dore ! Elle es super attentive, souriante, même pas apeurée, n'a pas plus froid que ça et ce n'est qu'au bout d'une bonne demie-heure qu'on se dit que quand même il va falloir la sortir de l'eau, et que l'indignité parentale devrait avoir quelques limites.

On la sort donc, sans qu'elle ne râle, Lux l'emballe dans un peignoir bien chaud (merci le radiateur sèche serviettes sur le bord !!!) et la miss s'endort quasi instantanément. Je finis de faire jouer les grandes pendant que la demoiselle roupille dans les bras de son Papa, et nous repartons pour une séance douche(*v) puis rhabillage. Mauvaise nouvelle, la grande cabine est prise et j'ai un bébé nu(v) et mouillé à gérer. Histoire de parer au plus pressé j'oublie l'idée de me sécher ou de m'habiller et je pose la demoiselle sur un banc pour lui remettre une couche et commencer à la rhabiller, le tout si possible sans la faire tomber par terre, ce qui ferait mauvais effet devant tout le monde. Bonne nouvelle la dame dans la grande cabine a entendu que je m'étais heurtée à une porte fermée et a habillé sa fille et elle-même à toute vitesse ce qui fait que je finis par pouvoir m'habiller moi aussi en enfilant mes chaussettes sur un pied (normal) et à une main, tenant de l'autre ma puce et lui racontant des choses pour la maintenir calme malgré la faim qui commence à se faire sentir. 

Avec mon efficacité supersonique au double habillage, et sachant que d'expérience une troizan et une cinquan mouillée ça trouve tout plein d'autres choses à faire que de s'habiller, du genre perdre une chaussette, piailler que non la culotte n'est paaaaaas dans son sac(v*), poser ses lunettes dans tout endroit susceptible d'être écrasé, critiquer sa soeur qui "ne s'habille même pas, elle" alors qu'en 5 minutes on n'a soi-même enfilé qu'une culotte et une demie chaussette, enfin bref, j'ai eu le temps de remonter m'assoir à l'accueil et d'allaiter Plume en prenant un peu d'avance avec les "petits gâteaux post piscine".

Et après ça ? Pas de maladie, rien, pas une petite pneumonie ni bronchite (elle a attendu trop longtemps pour la bronchite, il y avait prescription), mais par contre l'après-midi une sieste de compétition. Les petites pirates aussi, faut que ça dorme !!

(*) enfin ça fait déjà longtemps, c'était bien avant la fin du monde...

(**) énormément plus que ses soeurs ce qui ne fait pas grand chose au final

(***) et comme je n'aime pas l'idée de me baigner dans une piscine plein de crachouillis des autres bébés je suis assez embarrassée des quelques traces blanches dans l'eau qui heureusement se dispersent avant que d'autres gens n'arrivent. Oui je sais les autres enfants font pipi dans l'eau, mais au moins ça ne se voit pas, et ce n'est pas gentil de m'y faire repenser.

(*v) pendant laquelle elle a l'air de se demander pourquoi, avec le peu de cheveux qu'elle a, je lui mets si longtemps de l'eau sur la tête :o)

(v) comprendre "sans couche" donc en danger immédiat de salir son peignoir, moi, mes habits et j'en passe. L'urgence absolue quoi !

(v*) alors que si elle y est, même qu'elle dépasse un peu de son maillot de corps

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